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Comptes annuels 2025

Chiffres-clés

Bilan

Perte de l’exercice

La taille du bilan de la BCE s’est réduite de 37,3 milliards d’euros en 2025, principalement en raison de la diminution des titres détenus à des fins de politique monétaire, l’Eurosystème n’ayant plus réinvesti les remboursements au titre du principal des instruments arrivant à échéance dans le cadre de l’APP et du PEPP.

La perte de la BCE s’est avérée nettement inférieure à celle enregistrée en 2024, essentiellement du fait d’un recul des charges d’intérêts résultant des engagements TARGET nets.

La perte de 2025, comme celles subies les deux années précédentes, restera au bilan de la BCE pour compensation par les bénéfices futurs.

Bilan

Bénéfice/(perte) de l’exercice

(en milliards d’euros)

(en millions d’euros)

1 Rapport de gestion

1.1 Objet du rapport de gestion de la BCE

Le rapport de gestion fait partie intégrante des comptes annuels de la Banque centrale européenne (BCE) et fournit au lecteur des informations contextuelles relatives aux états financiers[1],[2]. Étant donné que la BCE conduit ses activités et ses opérations à l’appui de ses objectifs, il convient d’examiner sa situation financière et son résultat financier à l’aune des mesures prises.

À cette fin, le rapport de gestion présente les principales missions et activités de la BCE ainsi que leur incidence sur ses états financiers. Il analyse en outre les principaux développements du bilan et du compte de résultat au cours de l’exercice et inclut des informations sur les fonds propres nets de la BCE[3]. Il décrit enfin, d’une part, l’environnement de risque dans lequel la BCE opère, à travers des informations sur les risques spécifiques auxquels elle fait face, et, d’autre part, les politiques de gestion des risques qu’elle a mises en place pour les atténuer.

1.2 Principales missions et activités

La BCE fait partie de l’Eurosystème, qui comprend, outre la BCE, les banques centrales nationales (BCN) des pays de l’Union européenne (UE) dont la monnaie est l’euro[4]. L’objectif principal de l’Eurosystème est le maintien de la stabilité des prix. La BCE accomplit ses missions telles que décrites dans le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne[5] et dans les statuts du Système européen de banques centrales et de la Banque centrale européenne (statuts du SEBC)[6] (figure 1). Elle exerce ses activités dans le but de remplir son mandat et non de faire des bénéfices.

Figure 1

Les principales missions de la BCE

Les opérations de politique monétaire de l’Eurosystème sont comptabilisées dans les états financiers de la BCE et des BCN de la zone euro, conformément au principe de mise en œuvre décentralisée de la politique monétaire de l’Eurosystème. Certains instruments inclus dans le cadre opérationnel de politique monétaire de l’Eurosystème ne sont pas utilisés par la BCE et n’ont donc aucune incidence sur ses états financiers[7].

Le tableau 1 fournit une vue d’ensemble des principales activités de la BCE dans le cadre de son mandat et de leur incidence sur les états financiers de la BCE.

Tableau 1

Les principales activités de la BCE et leur incidence sur les états financiers

Définir et mettre en œuvre la politique monétaire de la zone euro

Titres détenus à des fins de politique monétaire

Les achats de ces titres ont été conduits par la BCE et les BCN de l’Eurosystème et comptabilisés au bilan dans la rubrique « Titres détenus à des fins de politique monétaire ». Les titres de créance actuellement détenus sont comptabilisés au coût amorti, sous réserve de réduction de valeur.

Les coupons courus ainsi que les décotes et primes amorties sont portés au compte de résultat sous la rubrique « Intérêts et produits assimilés » ou « Intérêts et charges assimilées », selon que le montant net est positif ou négatif.

Les éventuelles plus-values et moins-values réalisées figurent au compte de résultat, à la rubrique « Plus-values/(moins-values) réalisées sur opérations financières »

Opérations de prêt de titres

Les titres détenus à des fins de politique monétaire sont mis à disposition à des fins de prêt par l’Eurosystème[8]. Pour la BCE, les opérations de prêt de titres sont effectuées par des établissements spécialisés. Elles sont comptabilisées au bilan sous les rubriques « Autres engagements en euros envers des établissements de crédit de la zone euro », « Engagements en euros envers d’autres résidents de la zone euro – Autres passifs » et « Engagements en euros envers des non-résidents de la zone euro » si la garantie est fournie sous forme d’espèces et si ces espèces restent non placées. Dans le cas contraire, les opérations de prêt de titres sont comptabilisées dans les comptes hors bilan.

Les intérêts courus sont portés au compte de résultat sous la rubrique « Intérêts et produits assimilés » ou « Intérêts et charges assimilées ».

Apport de liquidité en devises

La BCE agit en tant qu’intermédiaire entre les banques centrales n’appartenant pas à la zone euro et les BCN de la zone euro par le biais d’opérations de swap visant à offrir des financements à court terme en devises aux contreparties de l’Eurosystème[9].

Ces opérations sont comptabilisées au bilan dans les rubriques « Engagements en euros envers des non-résidents de la zone euro » et « Créances liées à TARGET (nettes) » / « Engagements liés à TARGET (nets) » ainsi que dans des comptes hors bilan.

Les intérêts courus sont portés au compte de résultat sous la rubrique « Intérêts et produits assimilés » ou « Intérêts et charges assimilées ».

Apport de liquidité en euros aux banques centrales hors zone euro

L’Eurosystème peut fournir des liquidités en euros aux banques centrales n’appartenant pas à la zone euro par le biais d’opérations de swap et de pension en échange de garanties éligibles[10].

Pour la BCE, les opérations de swap sont comptabilisées au bilan dans les rubriques « Créances en devises sur des non-résidents de la zone euro » et « Engagements en euros envers des non-résidents de la zone euro » ou « Créances liées à TARGET (nettes) » / « Engagements liés à TARGET (nets) » ainsi que dans des comptes hors bilan.

Les intérêts courus sont portés au compte de résultat sous la rubrique « Intérêts et produits assimilés » ou « Intérêts et charges assimilées ».

Conduire les opérations de change ainsi que détenir et gérer les réserves de change

Opérations de change et gestion des réserves de change

Les réserves de change sont inscrites au bilan, essentiellement dans les rubriques « Avoirs et créances en or », « Créances en devises sur des non-résidents de la zone euro », et « Créances en devises sur des résidents de la zone euro », tandis que les éventuels engagements correspondants sont comptabilisés dans les rubriques « Engagements en devises envers des résidents de la zone euro » et « Engagements en devises envers des non-résidents de la zone euro ». Les opérations de change sont enregistrées dans des comptes hors bilan jusqu’à la date de règlement.

Les coupons courus ainsi que les décotes et primes amorties sont portés au compte de résultat sous la rubrique « Intérêts et produits assimilés » ou « Intérêts et charges assimilées ».

Les moins-values latentes sur les prix et cours de change supérieures, en fin d’exercice, aux plus-values latentes enregistrées précédemment sur les mêmes postes ainsi que les plus-values et moins-values réalisées sur la vente de réserves de change sont également portées au compte de résultat, respectivement sous les rubriques « Réductions de valeur sur actifs financiers et positions financières » et « Plus-values/(moins-values) réalisées sur opérations financières ». Les plus-values latentes sont enregistrées au bilan dans la rubrique « Comptes de réévaluation ».

Promouvoir le bon fonctionnement des systèmes de paiement.

Systèmes de paiement (TARGET)

Les soldes intra-Eurosystème des BCN de la zone euro vis-à-vis de la BCE constitués lors de l’utilisation de TARGET sont présentés ensemble dans le bilan de la BCE sous la forme d’une position nette unique à l’actif ou au passif et figurent dans la rubrique « Créances liées à TARGET (nettes) » / « Engagements liés à TARGET (nets) »[11]. Les soldes intra-SEBC des BCN hors zone euro vis-à-vis de la BCE, qui découlent de leur participation à TARGET, sont enregistrés au bilan sous la rubrique « Engagements en euros envers des non-résidents de la zone euro ». Les soldes des systèmes exogènes connectés à TARGET par l’intermédiaire de la composante TARGET-BCE sont reportés dans le bilan à la rubrique « Engagements en euros envers d’autres résidents de la zone euro » ou « Engagements en euros envers des non-résidents de la zone euro », selon que l’entité gestionnaire est établie dans ou hors de la zone euro[12].

Les intérêts courus sont portés au compte de résultat sous la rubrique « Intérêts et produits assimilés » ou « Intérêts et charges assimilées ».

Contribuer à la sécurité et à la solidité du système bancaire ainsi qu’à la stabilité du système financier par le biais de la supervision bancaire

Supervision bancaire – le mécanisme de surveillance unique (MSU)

Les dépenses annuelles de la BCE relatives à ses missions de surveillance sont recouvrées grâce aux redevances prudentielles annuelles perçues auprès des entités supervisées. Les redevances prudentielles sont comptabilisées dans le compte de résultat sous la rubrique « Produits/(charges) nets de commissions ».

Par ailleurs, la BCE est habilitée à imposer des sanctions administratives aux entités soumises à la surveillance prudentielle en cas de non-respect du droit bancaire applicable de l’UE en matière d’exigences prudentielles (y compris les décisions prudentielles de la BCE). Les revenus correspondants sont aussi comptabilisés dans le compte de résultat sous la rubrique « Produits/charges nets de commissions ».

Autres

Billets en circulation

La part de la valeur totale des billets en euros en circulation attribuée à la BCE est de 8 %. Elle est adossée à des créances sur les BCN, qui sont portées au bilan sous la rubrique « Créances nettes relatives à la répartition des billets en euros au sein de l’Eurosystème » et sont rémunérées au dernier taux d’intérêt disponible appliqué à la facilité de dépôt proposée par l’Eurosystème Les intérêts sont inclus dans le compte de résultat sous la rubrique « Intérêts et produits assimilés ».

Les dépenses liées au transport transfrontière des billets en euros entre imprimeries et BCN pour la livraison des nouvelles coupures, d’une part, et entre BCN lorsqu’il s’agit de compenser les pénuries en faisant appel à des stocks excédentaires, d’autre part, sont supportées de façon centralisée par la BCE. Ces dépenses sont présentées dans le compte de résultat sous la rubrique « Charges de production des billets ».

Portefeuille de fonds propres

Le portefeuille de fonds propres de la BCE est présenté au bilan, principalement sous la rubrique « Autres actifs financiers ».

Les coupons courus ainsi que les décotes et primes amorties sont portés au compte de résultat sous la rubrique « Intérêts et produits assimilés » ou « Intérêts et charges assimilées ».

Les moins-values latentes sur les prix supérieures, en fin d’exercice, aux plus-values latentes enregistrées précédemment sur les mêmes postes sont aussi portées au compte de résultat sous la rubrique « Réductions de valeur sur actifs financiers et positions financières », tandis que les plus-values et moins-values réalisées sur la vente de titres figurent dans la rubrique « Plus-values/(moins-values) réalisées sur opérations financières ».

Les plus-values latentes sont enregistrées au bilan dans la rubrique « Comptes de réévaluation ».

1.3 Évolutions financières

1.3.1 Bilan

Jusqu’en 2022, le bilan de la BCE a continué de s’élargir (graphique 1), en raison principalement de ses achats fermes de titres réalisés au titre du programme d’achats d’actifs (asset purchase programme, APP) et du programme d’achats d’urgence face à la pandémie (pandemic emergency purchase programme, PEPP), dans le cadre de la mise en œuvre de la politique monétaire de l’Eurosystème[13]. En 2022, cette hausse s’est avérée plus modérée du fait de l’arrêt des achats nets de titres effectués dans le cadre du PEPP et de l’APP, respectivement à la fin mars 2022 et au 1er juillet 2022. La taille du bilan s’est ensuite réduite en 2023 et 2024 en raison de la diminution graduelle des avoirs au titre de l’APP due au réinvestissement seulement partiel des remboursements au titre du principal des instruments arrivant à échéance entre mars et juin 2023 et à l’arrêt complet de ces réinvestissements à partir de juillet 2023. La contraction progressive des avoirs détenus dans le cadre du PEPP, due également aux réinvestissements seulement partiels des remboursements au titre du principal au second semestre 2024, a aussi eu une incidence négative sur la taille du bilan de la BCE cette année-là. Ces réinvestissements ont finalement été interrompus fin 2024.

37,3 milliards d’euros
Diminution de la taille du bilan de la BCE

En 2025, la taille du bilan de la BCE s’est encore contractée, reculant de 37,3 milliards d’euros à 603,3 milliards d’euros, une nouvelle fois du fait des remboursements de titres détenus dans le cadre de l’APP et du PEPP. Ces remboursements se sont traduits par une diminution des titres détenus à des fins de politique monétaire, alors que leur règlement en espèces à travers les comptes TARGET a entraîné un recul correspondant des engagements intra-Eurosystème, Ce dernier n’a été que partiellement compensé par les sorties de trésorerie résultant de la baisse des dépôts placés auprès de la BCE, qui a simultanément entraîné un fléchissement des autres engagements.

Graphique 1

Principales composantes du bilan de la BCE

(en milliards d’euros)

Source : BCE.
Note : Aux fins de l’élaboration des comptes annuels de la BCE, les fonds propres nets de la BCE sont composés de son capital libéré, de tout montant détenu dans la provision pour risques financiers et le fonds de réserve générale, des comptes de réévaluation (à l’exclusion du compte de réévaluation relatif aux avantages postérieurs à l’emploi), de toutes les pertes éventuellement accumulées au cours des années précédentes et de tout bénéfice/(toute perte) de l’exercice.
Pour plus d’informations sur les ajustements des chiffres pour 2023, cf. « Modifications de la présentation dans les états financiers » à la section 2.3 « Règles et méthodes comptables » des comptes annuels 2024 de la BCE.

54 %
Part des titres détenus à des fins de politique monétaire dans le total des actifs

Les titres libellés en euros détenus à des fins de politique monétaire représentaient 54 % du total des actifs de la BCE à la fin de 2025. Cette rubrique du bilan de la BCE comprend les titres acquis en vertu du programme pour les marchés de titres (securities markets programme, SMP), du troisième programme d’achats d’obligations sécurisées (third covered bond purchase programme, CBPP3), du programme d’achats de titres adossés à des actifs (asset-backed securities purchase programme, ABSPP), du programme d’achats de titres du secteur public (public sector purchase programme, PSPP) et du programme d’achats d’urgence face à la pandémie (pandemic emergency purchase programme, PEPP). Les titres acquis dans le cadre de ces programmes sont valorisés au coût amorti, sous réserve de réduction de valeur.

51,5 milliards d’euros
Baisse des titres détenus à des fins de politique monétaire

Sur la base des décisions correspondantes du Conseil des gouverneurs, l’Eurosystème a interrompu les réinvestissements des remboursements au titre du principal des titres arrivant à échéance dans le cadre de l’APP et du PEPP en juillet 2023 et à la fin de 2024, respectivement. À la suite de ces décisions, les titres détenus par la BCE à des fins de politique monétaire se sont contractés à un rythme mesuré et prévisible. Au total, ces portefeuilles ont diminué de 51,5 milliards d’euros pour s’établir à 325,3 milliards d’euros en 2025 (graphique 2). Les titres détenus dans le cadre de l’APP ont baissé de 33,7 milliards d’euros à 186,5 milliards d’euros, les avoirs du PSPP, de l’ABSPP et du CBPP3 s’étant rétracté de 26,5 milliards, 4,0 milliards et 3,1 milliards, respectivement. Le portefeuille PEPP s’est pour sa part replié de 17,8 milliards d’euros pour atteindre 138,6 milliards.

Graphique 2

Titres détenus à des fins de politique monétaire

(en milliards d’euros)

Source : BCE.

Les titres détenus par la BCE dans le cadre de l’APP et du PEPP fin 2025 présentaient un profil d’échéances diversifié (graphique 3)[14].

Graphique 3

Profil des échéances des titres détenus dans le cadre de l’APP et du PEPP

Source : BCE.
Note : Pour les titres adossés à des actifs, le profil des échéances est déterminé à partir de la durée de vie moyenne pondérée des titres plutôt que de la date d’échéance légale.

En 2025, la contre-valeur en euros totale des avoirs de réserve de change de la BCE, qui se composent d’or, de droits de tirage spéciaux, de dollars des États-Unis, de yens japonais et de renminbis chinois, a augmenté de 13,6 milliards d’euros, à 116,8 milliards d’euros.

18,9 milliards d’euros
Augmentation de la valeur des avoirs en or de la BCE due à la hausse du prix de marché de l’or

La contre-valeur en euros des avoirs en or de la BCE s’est appréciée de 18,9 milliards d’euros, à 59,8 milliards d’euros, en 2025 (graphique 4), essentiellement en raison du renchérissement du prix de marché de l’or, exprimé en euros. Cette progression a aussi entraîné un accroissement, du même montant, des comptes de réévaluation de l’or de la BCE (cf. section 1.3.2 « Fonds propres nets »).

Graphique 4

Avoirs en or et prix de l’or

(échelle de gauche : en milliards d’euros ; échelle de droite : en euros par once d’or fin)

Source : BCE.
Note : La rubrique « Comptes de réévaluation de l’or » ne comprend pas les contributions des banques centrales des États membres ayant adhéré à la zone euro après le 1er janvier 1999 aux comptes de réévaluation agrégés de l’or de la BCE à la date précédent leur entrée dans l’Eurosystème.

4,8 milliards d’euros
Contraction des avoirs en devises de la BCE

Exprimés en euros, les avoirs en devises de la BCE libellés en dollars, en yens et en renminbis se sont repliés de 4,8 milliards d’euros, à 55,2 milliards d’euros en 2025 (graphique 5), principalement sous l’effet de la dépréciation des devises américaine et japonaise vis-à-vis de l’euro[15]. L’affaiblissement du dollar se reflète également dans la baisse des soldes des comptes de réévaluation de la BCE (cf. section 1.3.2 « Fonds propres nets »), tandis que celui du yen s’est traduit par une réduction de valeur sur le taux de change comptabilisée au compte de résultat en fin d’exercice, les comptes de réévaluation correspondants ayant été entièrement épuisés en 2024 (cf. section 1.3.3 « Compte de résultat »). Malgré cette réduction de valeur, les avoirs en yens japonais ont augmenté sous l’effet d’un rééquilibrage standard visant à aligner la composition des réserves de change de la BCE sur l’allocation cible. Dans le cadre de ce rééquilibrage, la BCE a cédé une petite partie de ses avoirs en dollars et a réinvesti la totalité du produit de ces ventes en yens japonais au cours du premier trimestre 2025.

Graphique 5

Avoirs en devises

(en milliards d’euros)

Source : BCE.

Le dollar des États-Unis est resté la principale composante des avoirs de change totaux de la BCE, avec une part de 78 % fin 2025.

La BCE gère le placement de ses avoirs en devises selon une approche en trois étapes. Les gestionnaires des risques de la BCE déterminent tout d’abord un portefeuille stratégique de référence, qui est approuvé par le Conseil des gouverneurs. Les gestionnaires de portefeuille de la BCE définissent ensuite le portefeuille tactique de référence, qui est approuvé par le directoire. Enfin, les opérations de placement sont menées au jour le jour, de façon décentralisée, par les BCN.

Les avoirs en devises de la BCE sont placés en titres, en accords de prise en pension et en dépôts sur le marché monétaire ou sont détenus sur des comptes courants (graphique 6). Les titres compris dans ce portefeuille sont valorisés aux prix du marché en fin d’exercice.

Graphique 6

Composition des placements en devises

(en milliards d’euros)

Source : BCE.
Note : Depuis 2025, la BCE présente les placements au jour le jour des soldes de trésorerie à la rubrique « Accords de prise en pension » si ces fonds font partie d’une réserve destinée à des opérations de mise en pension. Les soldes correspondants pour les années 2021-24 ont été reclassés en conséquence de « Comptes courants » à « Accords de prise en pension ».

48 %
Titres libellés en devises dont l’échéance est inférieure à un an

Étant donné qu’ils visent à financer d’éventuelles interventions sur le marché des changes, les avoirs en devises de la BCE sont gérés en fonction de trois objectifs : liquidité, sécurité et rendement (par ordre de priorité). C’est la raison pour laquelle pratiquement la moitié de ce portefeuille est composée de titres assortis d’échéances courtes (graphique 7).

Graphique 7

Profil des échéances des titres libellés en devises

Source : BCE.

Le portefeuille de fonds propres de la BCE comprend principalement le placement de son capital libéré et les montants réservés dans le fonds de réserve générale et la provision pour risques financiers[16]. Sa valeur a augmenté de 0,4 milliard d’euros, à 23,1 milliards d’euros, en 2025 (graphique 8), principalement sous l’effet du réinvestissement du produit d’intérêts tiré de ce portefeuille.

Graphique 8

Portefeuille de fonds propres

(en milliards d’euros)

Source : BCE.

Le portefeuille de fonds propres se compose presque entièrement de titres libellés en euros valorisés aux prix du marché en fin d’exercice. En 2025, les titres de créance des administrations publiques ont représenté 73 % de l’ensemble du portefeuille.

33 %
Part des investissements verts dans le portefeuille de fonds propres de la BCE

La part des investissements verts dans le portefeuille de fonds propres a poursuivi sa hausse, passant de 28 % fin 2024 à 33 % fin 2025[17]. La BCE prévoit de continuer à accroître cette part au cours des prochaines années[18]. En 2021 et 2022, les obligations vertes achetées par la BCE sur les marchés secondaires ont été complétées par des placements dans le fonds d’investissement en obligations vertes libellées en euros destiné aux banques centrales (EUR BISIP G2) que la Banque des règlements internationaux a lancé en janvier 2021. En octobre 2024, la BCE a commencé à investir une petite partie de ses fonds propres dans des fonds négociés en Bourse (exchange traded funds, ETF) suivant des indices de référence « accord de Paris »[19]. Cette diversification renforce le potentiel de rendement du portefeuille de fonds propres de la BCE et permet d’inscrire encore davantage les investissements dans une trajectoire de décarbonation qui répond aux objectifs de l’accord de Paris et de la loi européenne sur le climat[20].

Le portefeuille de fonds propres vise à fournir une source de revenus contribuant à couvrir les charges d’exploitation de la BCE non liées à l’exécution des missions de surveillance prudentielle[21]. Il est investi dans des avoirs libellés en euros, dans la limite imposée par le dispositif de contrôle des risques. Il en résulte une structure d’échéances plus diversifiée (graphique 9) que celle du portefeuille des réserves de change.

Graphique 9

Profil des échéances des titres de fonds propres

Source : BCE.

Fin 2025, la valeur totale des billets en euros en circulation émis par l’Eurosystème s’élevait à 1 619,5 milliards d’euros, en hausse de 2,0 % par rapport à fin 2024. La part de la valeur totale des billets en euros en circulation attribuée à la BCE est de 8 %, soit 129,6 milliards d’euros à la fin de l’année. La BCE et les BCN des pays de la zone euro sont habilitées à émettre les billets en euros. En pratique, toutefois, ce sont uniquement les BCN qui émettent les billets en euros et les retirent de la circulation. Par conséquent, la BCE détient des créances intra-Eurosystème vis-à-vis des BCN de la zone euro pour une valeur équivalente à celle des billets en circulation qui lui est attribuée.

Les engagements intra-Eurosystème de la BCE, qui comprennent principalement le solde TARGET net des BCN de la zone euro vis-à-vis de la BCE et les engagements de la BCE au titre des avoirs de réserve transférés à la BCE par les BCN de la zone euro lorsqu’elles ont rejoint l’Eurosystème, se sont repliés de 34,6 milliards d’euros, à 354,1 milliards d’euros en 2025.

34,6 milliards d’euros
Diminution des engagements TARGET nets de la BCE

La variation des engagements intra-Eurosystème s’explique essentiellement par l’évolution des engagements TARGET nets. Durant la période 2021-2025, les principaux facteurs ayant contribué aux modifications des engagements TARGET nets ont été les achats et remboursements de titres détenus à des fins de politique monétaire, qui sont réglés via des comptes TARGET, ainsi que les changements apportés aux autres engagements en euros envers des résidents et des non-résidents de la zone euro (graphique 10). En 2025, les engagements TARGET nets de la BCE ont diminué de 34,6 milliards d’euros, principalement en raison des entrées de trésorerie résultant des remboursements des titres détenus à des fins de politique monétaire, qui ont été partiellement compensées par les sorties de trésorerie liées a) à la baisse des engagements en euros envers des non-résidents de la zone euro et b) aux charges d’intérêts payées sur les engagements TARGET nets de la BCE.

Graphique 10

Solde TARGET intra-Eurosystème net, engagements en euros envers des résidents et des non-résidents de la zone euro et titres détenus à des fins de politique monétaire

(en milliards d’euros)

Source : BCE.
Note : Pour les besoins du graphique, les « Engagements en euros envers des résidents et des non-résidents de la zone euro » regroupent les « Autres engagements en euros envers des établissements de crédit de la zone euro », les « Engagements en euros envers d’autres résidents de la zone euro » et les « Engagements en euros envers des non-résidents de la zone euro ».

En 2025, les autres passifs de la BCE ont baissé de 16,1 milliards d’euros à 58,8 milliards d’euros, principalement en raison d’un recul des engagements en euros envers des non-résidents de la zone euro à la suite d’une contraction des dépôts acceptés par la BCE en sa qualité d’agent fiscal[22].

1.3.2 Fonds propres nets

60,9 milliards d’euros
Fonds propres nets de la BCE

Les fonds propres nets de la BCE sont composés de son capital libéré, de tout montant détenu dans la provision pour risques financiers et le fonds de réserve général, des comptes de réévaluation, de toutes les pertes éventuellement accumulées au cours des années précédentes et de tout bénéfice ou toute perte de l’exercice[23],[24].

Fin 2025, les fonds propres nets de la BCE s’élevaient au total à 60,9 milliards d’euros (graphique 11 et tableau 2), soit 11,0 milliards d’euros de plus qu’à fin 2024, en raison de l’augmentation des comptes de réévaluation, principalement liée à la hausse du prix de marché de l’or exprimé en euros en 2025. L’accroissement des fonds propres nets de la BCE a été partiellement compensé par la perte subie en 2025.

Graphique 11

Fonds propres nets de la BCE

(en milliards d’euros)

Source : BCE.
Note : Les « Comptes de réévaluation » comprennent les plus-values de réévaluation totales sur les avoirs en or, en devises et en titres et autres instruments, mais excluent le compte de réévaluation relatif aux avantages postérieurs à l’emploi.

Tableau 2

Variations des fonds propres nets de la BCE

(en millions d’euros)

Capital

Comptes de réévaluation

Report à nouveau déficitaire

Perte de l’exercice

Total des fonds propres nets

Solde au 31 décembre 2024

8 925

50 236

(1 266)

(7 944)

49 951

Perte reportée

(7 944)

7 944

-

Comptes de réévaluation

12 247

- Or

18 860

- Devises

(6 777)

- Titres et autres instruments

164

Perte de l’exercice

(1 254)

(1 254)

Solde au 31 décembre 2025

8 925

62 483

(9 210)

(1 254)

60 944

46 %
Hausse du prix de marché de l’or, exprimé en euros

Les plus-values latentes sur l’or, les devises et les titres et autres instruments dont le prix est soumis à une réévaluation ne sont pas comptabilisées comme des produits dans le compte de résultat, mais enregistrées directement dans des comptes de réévaluation figurant au passif du bilan de la BCE. Les soldes de ces comptes peuvent être utilisés pour absorber les retombées de toute évolution future défavorable des différents prix et/ou taux de change et renforcent donc la capacité de résistance de la BCE face aux risques sous-jacents. En 2025, les comptes de réévaluation pour l’or, les devises et les titres et autres instruments se sont accrus de 12,2 milliards d’euros, à 62,5 milliards d’euros, essentiellement du fait de la hausse des soldes de réévaluation pour l’or attribuable au renchérissement du cours de marché de l’or, exprimé en euros. Cet effet a été partiellement contrebalancé par la baisse des soldes de réévaluation pour les devises, principalement pour le dollar, en raison de leur dépréciation vis-à-vis de l’euro (graphique 12).

Graphique 12

Principaux taux de change et prix de l’or au cours de la période 2021-2025

(variations en pourcentage par rapport à 2021 ; données de fin d’année)

Source : BCE.

Eu égard à son exposition aux risques financiers (cf. section 1.4.1 « Risques financiers »), la BCE est susceptible de constituer une provision pour risques financiers visant à être utilisée, dans la mesure jugée nécessaire par le Conseil des gouverneurs, pour compenser des pertes découlant de cette exposition. Depuis fin 2023, cette provision est égale à zéro, car elle a été intégralement libérée pour couvrir les pertes de la BCE survenues en 2022 et 2023. Le Conseil des gouverneurs pourrait décider, dans le cadre de l’examen annuel du montant de cette provision, de la reconstituer une fois que la BCE aura renoué avec les bénéfices et qu’elle aura compensé le report à nouveau déficitaire des années précédentes.

La perte de la BCE de l’exercice s’est établie à 1,3 milliard d’euros (cf. section 1.3.3 « Compte de résultat »). Comme lors des deux exercices précédents, le Conseil des gouverneurs a décidé de reporter cette perte au bilan de la BCE pour compensation par les bénéfices futurs.

1.3.3 Compte de résultat

Le résultat de la BCE s’est contracté d’année en année sur la période de quatre ans précédente (graphique 13). En 2022 et 2023, cette diminution a essentiellement été la conséquence de la matérialisation du risque de taux d’intérêt étant donné que la hausse des taux dans la zone euro a entraîné une augmentation immédiate des charges d’intérêts versées par la BCE au titre de ses engagements TARGET nets, rémunérés au taux des opérations principales de refinancement[25]. Pendant ce temps, le produit perçu sur les actifs de la BCE n’a progressé ni dans la même mesure ni au même rythme. Cette situation s’est poursuivie en 2024 malgré les réductions des taux directeurs entamées en juin, vu que les charges d’intérêts versées sur les engagements TARGET nets sont restées, en moyenne, plus élevées que les revenus d’intérêts perçus sur les actifs. En 2025, le résultat de la BCE, bien qu’encore négatif, s’est considérablement amélioré par rapport à l’exercice précédent, l’écart entre les taux sur les actifs portant intérêts et ceux appliqués aux passifs s’étant resserré, principalement en raison de la baisse du taux de rémunération moyen des engagements TARGET nets, surtout attribuable aux nouvelles réductions des taux directeurs (cf. section 1.4.1 « Risques financiers »).

Les bénéfices ou les pertes sont des effets connexes par rapport à l’objectif principal de la BCE de maintien de la stabilité des prix

Les pertes de la BCE depuis 2022, qui avaient été précédées par une longue période de bénéfices substantiels, reflètent le rôle de l’Eurosystème et les mesures de politique monétaire qu’il doit nécessairement prendre aux fins de l’accomplissement de sa mission principale de maintien de la stabilité des prix. En outre, les mesures de politique monétaire concernées, telles que les programmes d’achats d’actifs, ont contribué à améliorer les résultats économiques. Jusqu’en 2022, le bilan de la BCE s’était fortement accru essentiellement en raison des achats de titres dans le cadre des programmes d’achats fermes. En ce qui concerne les actifs, la plupart des titres actuellement détenus à des fins de politique monétaire sont assortis d’échéances longues et de coupons fixes et ont été acquis au cours d’une période où les taux d’intérêt étaient très bas ou nuls. Ces actifs ne sont pas directement influencés par les variations des taux directeurs de la BCE et continuent de générer des produits d’intérêts relativement faibles. Dans le même temps, le règlement en espèces de ces achats à travers TARGET a entraîné une augmentation des engagements TARGET nets de la BCE, qui sont sensibles aux modifications des taux d’intérêt directeurs de la BCE. À partir de 2023, la diminution progressive des portefeuilles de titres de politique monétaire en raison de l’arrêt graduel des réinvestissements a entraîné une baisse correspondante des engagements TARGET nets, ce qui s’est traduit par un recul du risque de taux d’intérêt (cf. section 1.4.1 « Risques financiers »).

Retour des bénéfices attendu en 2026 ou l’année suivante
pour la BCE

La BCE devrait renouer avec les bénéfices en 2026 ou l’année suivante, même si cela dépendra des niveaux futurs de ses taux directeurs et des taux de change, ainsi que de la taille et de la composition de son bilan.

En tout état de cause, le capital de la BCE et la taille considérable de ses comptes de réévaluation[26], qui combinaient au total 71,4 milliards d’euros fin 2025 (cf. section 1.3.2 « Fonds propres nets »), soulignent sa solidité financière et elle reste parfaitement capable de remplir son objectif principal de maintien de la stabilité des prix, quelles que soient les pertes subies.

Graphique 13

Principales composantes du compte de résultat de la BCE

(en millions d’euros)

Source : BCE.
Note : Les « Autres produits et charges » regroupent les « Produits/(charges) nets de commissions », les « Produits des instruments de capitaux propres et des titres de participation », les « Autres produits » et les « Autres charges ».

1 254 millions d’euros
Perte de la BCE pour 2025

La perte de la BCE pour l’exercice 2025 s’est établie à 1 254 millions d’euros, un montant nettement moins élevé qu’en 2024 lié à la baisse significative des charges nettes d’intérêts (graphique 14).

Graphique 14

Déterminants du résultat de la BCE pour 2024 et 2025

(en millions d’euros)

Source : BCE.

Les charges nettes d’intérêts ont essentiellement résulté des engagements TARGET nets de la BCE

Les charges nettes d’intérêts de la BCE se sont élevées à 178 millions d’euros en 2025, contre 6 983 millions d’euros en 2024 (graphique 15). Celles-ci s’expliquent toujours principalement par l’importance des charges d’intérêts résultant des engagements TARGET nets de la BCE, qui ont plus que compensé les produits d’intérêts au titre a) des titres détenus à des fins de politique monétaire, b) des créances de la BCE relatives à la répartition des billets en euros au sein de l’Eurosystème et c) des réserves de change.

Graphique 15

Produits nets/(charges nettes) d’intérêts

(en millions d’euros)

Source : BCE.

Légère baisse des produits d’intérêts tirés des titres détenus à des fins de politique monétaire en raison de la diminution des avoirs due à l’arrêt des réinvestissements

Les produits nets d’intérêts tirés des titres détenus à des fins de politique monétaire ne se sont repliés que de 36 millions d’euros, à 3 814 millions d’euros, en 2025 (graphique 16), en raison principalement de la contraction des produits d’intérêts provenant des actifs détenus dans le cadre de l’APP (CBPP3, ABSPP et PSPP). Les produits nets d’intérêts résultant du portefeuille APP ont reculé de 301 millions d’euros, à 2 318 millions d’euros, essentiellement du fait de la baisse de 281 millions d’euros, à 137 millions d’euros, des produits d’intérêts générés dans le cadre de l’ABSPP, à la suite de la forte diminution des avoirs due aux remboursements de ces titres. Les produits d’intérêts sur les titres détenus dans le cadre du PSPP sont ressortis à 2 022 millions d’euros, soit quasiment le même montant qu’en 2024, vu que ces titres ont été acquis à de faibles rendements et que leur arrivée à échéance n’a donc eu qu’une incidence mineure sur ces produits d’intérêts. En revanche, les produits nets d’intérêts tirés des titres détenus dans le cadre du PEPP ont augmenté de 275 millions d’euros pour atteindre 1 481 millions d’euros, compensant presque entièrement la baisse des produits provenant des autres portefeuilles détenus à des fins de politique monétaire. Cette hausse est principalement imputable à l’amortissement plus faible des primes pour les titres du secteur public.

Graphique 16

Produits nets/(charges nettes) d’intérêts tirés/(tirées) des titres détenus à des fins de politique monétaire

(en millions d’euros)

Source : BCE.

Recul des revenus d’intérêts sur le portefeuille en dollars

Le produit net d’intérêts au titre des réserves de change a diminué de 449 millions d’euros, à 2 089 millions d’euros, principalement du fait du recul des revenus d’intérêts provenant des titres libellés en dollars.

2,3 %
Taux d’intérêt moyen de la facilité de dépôt en 2025

Le produit d’intérêts au titre de l’attribution de billets en euros à la BCE et les charges d’intérêts issues de la rémunération des créances des BCN au titre des avoirs de réserve transférés se sont contractés de 2 332 millions d’euros, à 2 900 millions d’euros, et de 659 millions d’euros, à 790 millions d’euros, respectivement, en 2025. Ces baisses sont dues à un taux de rémunération moyen plus bas (2,3 % en 2025, contre 4,1 % en 2024), qui s’explique par la réduction des taux directeurs de la BCE et, dans une moindre mesure, l’utilisation du taux d’intérêt de la facilité de dépôt comme base pour la rémunération, à la place du taux des opérations principales de refinancement.

7 706 millions d’euros
Charges d’intérêts au titre des engagements TARGET nets de la BCE

Pour la même raison, les charges nettes d’intérêts au titre des soldes TARGET dus par les/aux BCN se sont repliées de 7 968 millions d’euros, à 7 706 millions d’euros, en 2025. La baisse des soldes TARGET, principalement due à l’arrivée à échéance des titres détenus à des fins de politique monétaire, a également joué un rôle.

Les autres charges nettes d’intérêts ont reculé de 994 millions d’euros pour s’établir à 485 millions d’euros en 2025. Cette diminution s’explique principalement par les charges d’intérêts plus faibles sur a) les dépôts acceptés par la BCE en sa qualité d’agent fiscal, b) les soldes des systèmes exogènes de la zone euro, et c) les espèces reçues en garanties d’opérations de prêt de titres, en raison des taux de rémunération moyens plus bas et de la contraction des soldes moyens de ces trois rubriques. Ces évolutions ont été partiellement contrebalancées par le fléchissement des intérêts perçus sur le portefeuille de fonds propres, principalement dû à l’amortissement plus faible sur les obligations décotées.

Plus-values nettes réalisées sur les avoirs de réserve principalement attribuables à un rééquilibrage standard des réserves de change de la BCE

Les plus-values nettes réalisées sur les opérations financières se sont établies à 950 millions d’euros en 2025, contre une perte de 17 millions d’euros en 2024 (graphique 17). Cette évolution s’explique essentiellement par les plus-values réalisées sur les avoirs de réserve à la suite d’un rééquilibrage standard de la composition des réserves de change de la BCE en vue de son alignement sur l’allocation cible au premier trimestre 2025. Le produit de la vente d’une petite partie des avoirs en dollars des États-Unis a été intégralement réinvesti en yens japonais (graphique 18).

Les plus-values nettes réalisées sur les cessions de titres libellés en dollars, dont le prix de marché a été positivement influencé par la baisse des rendements américains correspondants au cours de l’année (graphique 19), ont également contribué au résultat global.

Graphique 17

Plus-values/(moins-values) réalisées sur opérations financières

(en millions d’euros)

Source : BCE.

Graphique 18

Plus-values/(moins-values) trimestrielles réalisées sur opérations financières en 2024 et 2025

(en millions d’euros)

Source : BCE.

Graphique 19

Rendements des obligations souveraines à deux ans aux États-Unis, au Japon et en Chine

(en pourcentage annuel ; données de fin de mois)

Source : LSEG.

1 316 millions d’euros
Réductions de valeur sur les taux de change, principalement sur les avoirs en yens japonais de la BCE

Les moins-values de réévaluation non réalisées sont comptabilisées sous forme de réductions de valeur dans le compte de résultat de la BCE à la fin de l’exercice. En 2025, ces réductions de valeur se sont élevées à 1 446 millions d’euros (graphique 20). L’affaiblissement des devises par rapport à l’euro à des taux de change inférieurs au coût d’acquisition a débouché sur des moins-values latentes de change de 1 316 millions d’euros. Plus particulièrement, le yen s’est déprécié de 13 % en glissement annuel, ce qui a entraîné une réduction de valeur des avoirs dans cette devise de 1 229 millions d’euros. Des moins-values latentes ont également été enregistrées, à hauteur de 130 millions d’euros, en raison du recul de la valeur de marché d’un certain nombre de titres détenus principalement dans le portefeuille de fonds propres et le portefeuille en yens japonais.

Graphique 20

Réductions de valeur sur actifs financiers et positions financières

(en millions d’euros)

Source : BCE.

Les charges d’exploitation totales de la BCE, y compris les dépréciations et les charges de production des billets, se sont contractées de 42 millions d’euros, à 1 428 millions d’euros (graphique 21). Cette baisse s’explique en grande partie par le recul des charges de personnel liées aux avantages postérieurs à l’emploi et aux autres prestations à long terme, principalement due au fait que les règles régissant les plans de retraite de la BCE ont été modifiées en 2024 et qu’une charge ponctuelle s’y rapportant a été intégralement comptabilisée dans le compte de résultat de cette année-là.

690 millions d’euros
Revenu provenant des redevances de surveillance prudentielle

Les coûts liés à la supervision bancaire sont pleinement couverts par les redevances prélevées chaque année auprès des entités soumises à la surveillance prudentielle. Sur la base des dépenses réelles engagées par la BCE pour l’accomplissement de ses missions de supervision bancaire, le revenu provenant des redevances de surveillance prudentielle pour 2025 s’est établi à 690 millions d’euros[27].

Graphique 21

Charges d’exploitation et revenu provenant des redevances de surveillance prudentielle

(en millions d’euros)

Source : BCE.

1.4 Gestion des risques

La gestion des risques est un élément essentiel des activités de la BCE. Elle est conduite à travers un processus continu a) de recensement et d’évaluation des risques, b) d’examen de la stratégie de gestion et des politiques en matière de risque, c) de mise en œuvre de mesures d’atténuation des risques et d) de suivi et de déclaration des risques. Ce processus est soutenu par des méthodologies, des procédures et des systèmes efficaces (figure 2).

Figure 2

Cycle de la gestion des risques

Les sections suivantes présentent les risques, leurs sources et les cadres de contrôle applicables.

1.4.1 Risques financiers

Le directoire propose des politiques et des procédures assurant un niveau adéquat de protection contre les risques financiers auxquels la BCE fait face. Le comité de gestion des risques (risk management committee, RMC), qui réunit des experts des banques centrales de l’Eurosystème, contribue au suivi, à la mesure et à la notification des risques financiers liés au bilan de l’Eurosystème et est chargé de la définition et de l’examen des méthodologies et des cadres associés. Le RMC aide ainsi les organes de décision à garantir un niveau de protection approprié de l’Eurosystème.

Les risques financiers résultent des opérations de la BCE et des expositions correspondantes. Les cadres de contrôle et les limites en matière de risque employés par la BCE pour gérer son profil de risque varient en fonction du type d’opération, traduisant les objectifs de politique monétaire ou de placement des différents portefeuilles et les caractéristiques de risque des actifs sous-jacents.

Pour suivre et évaluer les risques, la BCE s’appuie sur plusieurs techniques d’estimation des risques mises au point par ses experts. Ces techniques sont fondées sur un cadre conjoint de simulation du risque de crédit et de marché. Les principaux concepts, techniques et hypothèses de modélisation sous-jacents aux mesures du risque sont inspirés des normes en vigueur dans le secteur et utilisent les données de marché disponibles. Les risques sont généralement quantifiés à travers le déficit attendu (expected shortfall, ES), estimé pour un niveau de confiance de 99 %, sur un horizon d’un an[28]. Deux approches sont utilisées pour calculer les risques : a) l’approche comptable, qui se concentre sur l’incidence sur le compte de résultat de la BCE, les pertes étant dans un premier temps absorbées par les comptes de réévaluation applicables ; et b) l’approche financière, qui se concentre sur l’incidence des pertes financières sur les fonds propres nets globaux de la BCE, et qui ne considère pas les comptes de réévaluation comme un « tampon » dans le calcul des risques. Pour préserver une vue d’ensemble complète des risques, la BCE calcule aussi d’autres mesures de risque pour différents niveaux de confiance, effectue des analyses de sensibilité et de scénarios de crise et évalue des projections à long terme des expositions et des revenus[29].

15,2 milliards d’euros
Risques totaux (ES de 99 %, approche comptable)

Les risques totaux de la BCE ont légèrement diminué au cours de l’exercice sous revue. Fin 2025, les risques financiers totaux figurant au bilan de la BCE, mesurés comme l’ES pour un niveau de confiance de 99 % sur un horizon d’un an selon l’approche comptable, s’élevaient à 15,2 milliards d’euros, un montant un peu plus bas que celui estimé fin 2024 (graphique 22). La diminution du risque due à la réduction des avoirs de la BCE en titres du secteur public dans le cadre de l’APP et du PEPP a été largement compensée par l’accroissement des risques liés aux avoirs de réserve de change de la BCE et à son portefeuille de fonds propres libellé en euros.

Graphique 22

Risques financiers totaux (ES de 99 %, approche comptable)

(en milliards d’euros)

Source : BCE.

Risque de crédit

Le risque de crédit résulte des portefeuilles que la BCE détient à des fins de politique monétaire, de son portefeuille de fonds propres libellé en euros et de ses réserves de change. Si les titres de créance détenus à des fins de politique monétaire sont valorisés au coût amorti, sous réserve de réduction de valeur, et ne sont, par conséquent, en l’absence de cessions, pas sensibles aux variations de prix associées aux migrations du crédit, ils restent soumis au risque de défaut de crédit. Les fonds propres libellés en euros et les réserves de change sont valorisés aux prix du marché et, donc, soumis aux risques de migration du crédit et au risque de défaut de crédit. Le risque de crédit a diminué par rapport à 2024, à la suite du recul des titres détenus à des fins de politique monétaire.

Le risque de crédit est essentiellement atténué par le recours à des critères d’éligibilité, à des procédures de diligence raisonnable et à différentes limites selon les portefeuilles.

Risques de change et sur produits de base

Les risques de change et sur produits de base proviennent des avoirs en devises et en or de la BCE. Le risque de change s’est accru par rapport à 2024.

Compte tenu du rôle que jouent ces actifs dans la politique monétaire, la BCE ne couvre pas les risques de change et sur produits de base qui en découlent. Mais ces risques sont atténués par l’existence de comptes de réévaluation et la diversification des avoirs entre plusieurs devises et l’or.

Risque sur actions

Une petite partie du portefeuille de fonds propres libellé en euros de la BCE est investie dans des ETF en actions suivant des indices de référence « accord de Paris », ce qui crée un risque sur actions.

Le risque sur actions de la BCE demeure toutefois relativement marginal étant donné la taille modeste de l’allocation. Il est en outre atténué par la diversification et les comptes de réévaluation applicables.

Risque de taux d’intérêt

La majeure partie des réserves de change et du portefeuille de fonds propres libellé en euros de la BCE est investie dans des titres à revenu fixe et soumise à un risque de taux d’intérêt découlant de la valeur de marché, étant donné que ces avoirs sont valorisés aux prix du marché. Pratiquement la moitié des réserves de change de la BCE est placée en actifs assortis d’échéances relativement courtes (graphique 7 dans la section 1.3.1 « Bilan »), alors que les actifs composant le portefeuille de fonds propres présentent généralement des échéances plus longues (graphique 9 dans la section 1.3.1 « Bilan »). Le risque de taux d’intérêt du portefeuille de fonds propres de la BCE, tel que mesuré suivant l’approche comptable, a augmenté par rapport à 2024.

Le risque de taux d’intérêt découlant de la valeur de marché auquel la BCE est confrontée est atténué à travers des politiques d’allocation des actifs et les comptes de réévaluation.

La BCE est par ailleurs exposée à un risque d’asymétrie entre le taux d’intérêt perçu sur ses actifs et le taux payé sur ses engagements, ce qui se reflète sur son produit net d’intérêts. Ce risque n’est lié directement à aucun portefeuille en particulier mais plutôt à la structure du bilan de la BCE dans son ensemble et, notamment, à l’existence d’asymétries dans les échéances et les rendements entre les actifs et les passifs. Le risque de taux d’intérêt s’est replié en 2025, en raison de la diminution des engagements de la BCE à la suite de la réduction des avoirs en titres détenus dans le cadre de l’APP et du PEPP. En plus d’être mesuré comme l’ES pour un niveau de confiance de 99 % sur un horizon d’un an, ce risque fait l’objet d’un suivi fondé sur les projections de rentabilité de la BCE à moyen et long termes.

Ce type de risque est géré à travers des politiques d’allocation des actifs et encore atténué par l’existence d’engagements non rémunérés au bilan de la BCE.

La matérialisation du risque de taux d’intérêt a, depuis 2022, provoqué des pertes pour la BCE et cette dernière a encore enregistré des charges nettes d’intérêts en 2025. Ces dernières ont fortement diminué par rapport aux deux années précédentes, principalement en raison de la baisse du taux de la facilité de dépôt, qui sert de principal taux de rémunération au passif depuis le 1er janvier 2025. Si la BCE devrait renouer avec des produits nets d’intérêts dans un avenir proche, la possibilité de nouvelles pertes d’intérêts dans les années à venir ne peut pas être exclue compte tenu des asymétries susmentionnées dans les échéances et les rendements entre les actifs et les passifs.

Risques climatiques

Les risques associés au changement climatique sont progressivement intégrés au cadre de gestion des risques de la BCE. En 2022, l’Eurosystème a mené le premier test de résistance au risque climatique de son bilan, qui a permis de parvenir à une estimation préliminaire des effets de ce risque sur le bilan de la BCE[30]. Un nouveau test de résistance a été effectué en 2024 et d’autres seront encore régulièrement réalisés dans les années à
venir[31].

1.4.2 Risque opérationnel

La gestion du risque opérationnel (operational risk management, ORM) fait partie intégrante de la structure de gouvernance et des processus de gestion de la BCE[32]. Le directoire approuve la politique et le cadre ORM de la BCE et en assume la responsabilité, et le comité du risque opérationnel (operational risk committee, ORC) apporte son soutien au directoire dans sa mission de surveillance de la gestion des risques opérationnels[33].

Le cadre ORM de la BCE vise principalement à contribuer à ce que la BCE remplisse sa mission et atteigne ses objectifs tout en protégeant sa réputation et ses actifs contre le risque de perte, d’utilisation abusive et de dommages. Dans le cadre ORM, chaque entité organisationnelle est responsable de la détection, de l’évaluation, de la déclaration et du suivi des risques, des incidents et des contrôles opérationnels ainsi que des réponses à y apporter. Dans ce contexte, la politique de tolérance au risque de la BCE fournit des orientations sur les stratégies de traitement et sur les procédures d’acceptation des risques. Elle est liée à une matrice des risques cinq par cinq fondée sur des échelles de classification de l’incidence et de la probabilité des risques reposant sur des critères à la fois quantitatifs et qualitatifs.

La BCE opère dans un environnement soumis à des risques toujours plus complexes et interdépendants, avec notamment les tensions géopolitiques, les menaces de cybersécurité et les défis en matière de durabilité. Elle est exposée à un large éventail de risques opérationnels dans le cadre de ses activités quotidiennes. Les principaux sujets de préoccupation pour la BCE incluent une grande variété de risques non financiers ayant trait aux personnes, aux systèmes, aux processus, aux relations avec les tiers et aux événements extérieurs. Elle a par conséquent mis en place des processus visant à faciliter une gestion continue et efficace de ses risques opérationnels et à intégrer les informations relatives aux risques dans son processus de décision. Elle continue en outre de s’attacher à améliorer sa capacité de résistance et considère les risques et possibilités dans un contexte large et dans une perspective de bout en bout, notamment les questions de viabilité. Des structures de traitement de ces risques et des plans d’urgence ont été mis en place pour assurer la continuité des fonctions critiques en cas de dysfonctionnement ou de crise.

1.4.3 Risque de mauvaise conduite

La BCE dispose d’un bureau de conformité et de gouvernance jouant un rôle clé dans la gestion des risques, afin de renforcer son cadre de gouvernance et, ainsi, de tenir compte du risque de mauvaise conduite[34]. Il apporte son soutien au directoire en matière de protection de l’intégrité et de la réputation de la BCE, promeut les normes d’éthique professionnelle et renforce la responsabilité et la transparence de la BCE. Un comité d’éthique indépendant de la BCE fournit des conseils et des orientations aux responsables de haut niveau de celle-ci sur les questions d’intégrité et de conduite et aide le Conseil des gouverneurs à gérer les risques de façon adéquate et cohérente s’agissant de l’encadrement. Au niveau de l’Eurosystème et du mécanisme de surveillance unique, le comité sur l’éthique et la conformité (ethics and compliance committee, ECC) vise une mise en œuvre cohérente des cadres de conduite applicables aux BCN et aux autorités compétentes nationales (ACN).

2 États financiers de la BCE

2.1 Bilan au 31 décembre 2025

Actif

(en millions d’euros)

Numéro
de rubrique
de l’annexe

2025

2024

Avoirs et créances en or

1

59 754

40 895

Créances en devises sur des non-résidents de la zone euro

2

54 764

58 117

Créances sur le FMI

2,1

1 772

2 227

Comptes auprès de banques, titres, prêts et autres actifs en devises

2,2

52 992

55 890

Créances en devises sur des résidents de la zone euro

2,2

2 236

4 094

Autres créances en euros sur des établissements de crédit de la zone euro

3

1

2

Titres en euros émis par des résidents de la zone euro

4

325 265

376 781

Titres détenus à des fins de politique monétaire

4,1

325 265

376 781

Créances intra-Eurosystème

5

129 563

127 067

Créances relatives à la répartition des billets en euros au sein de l’Eurosystème

5,1

129 563

127 067

Autres actifs

6

31 756

33 644

Immobilisations corporelles et incorporelles

6,1

1 055

971

Autres actifs financiers

6,2

23 211

22 781

Écarts de réévaluation sur instruments de hors bilan

6,3

273

681

Produits à recevoir et charges payées d’avance

6,4

7 108

9 158

Divers

6,5

110

53

Total de l’actif

603 339

640 600

Note : Les totaux figurant dans les états financiers et les tableaux des notes peuvent ne pas correspondre à la somme des composantes en raison des écarts d’arrondis. Les chiffres 0 et (0) indiquent des montants positifs ou négatifs arrondis à zéro, tandis qu’un tiret (-) représente un montant égal à zéro.

Passif

(en millions d’euros)

Numéro
de rubrique
de l’annexe

2025

2024

Billets en circulation

7

129 563

127 067

Autres engagements en euros envers des établissements de crédit de la zone euro

8

489

2 388

Engagements en euros envers d’autres résidents de la zone euro

9

26 022

24 554

Administrations publiques

9,1

74

73

Autres passifs

9,2

25 947

24 482

Engagements en euros envers des non-résidents de la zone euro

10

26 846

39 859

Engagements intra-Eurosystème

11

354 060

388 676

Dettes au titre des avoirs de réserve transférés

11,1

40 562

40 562

Engagements liés à TARGET (nets)

11,2

313 491

348 074

Autres engagements envers l’Eurosystème (nets)

11,3

8

40

Autres passifs

12

4 745

7 615

Écarts de réévaluation sur instruments de hors bilan

12,1

0

-

Charges à payer et produits constatés d’avance

12,2

3 661

6 288

Divers

12,3

1 084

1 327

Provisions

13

84

72

Autres provisions

13,1

84

72

Comptes de réévaluation

14

63 068

50 653

Capital et réserves

15

8 925

8 925

Capital

15,1

8 925

8 925

Report à nouveau déficitaire

16

(9 210)

(1 266)

Bénéfice/(perte) de l’exercice

(1 254)

(7 944)

Total du passif

603 339

640 600

2.2 Compte de résultat pour l’exercice clos le 31 décembre 2025

(en millions d’euros)

Numéro
de rubrique
de l’annexe

2025

2024

Produits nets/(charges nettes) d’intérêts

22

(178)

(6 983)

Intérêts et produits assimilés

39 328

66 898

Intérêts et charges assimilées

(39 507)

(73 881)

Résultat net sur opérations financières et réductions de valeur

(497)

(286)

Plus-values/(moins-values) réalisées sur opérations financières

23

950

(17)

Réductions de valeur sur actifs financiers et positions financières

24

(1 446)

(269)

Produits/(charges) nets de commissions

25

700

674

Produits des instruments de capitaux propres et des titres de participation

26

14

1

Autres produits

27

135

119

Frais de personnel

28

(809)

(844)

Charges administratives

29

(516)

(513)

Amortissement des immobilisations corporelles et incorporelles

(94)

(104)

Charges de production des billets

30

(8)

(9)

Bénéfice/(perte) avant le transfert (vers)/depuis les provisions pour risques

(1 254)

(7 944)

Transfert (vers)/depuis les provisions pour risques

31

-

-

Bénéfice/(perte) de l’exercice

(1 254)

(7 944)

Francfort-sur-le-Main, le 17 février 2026
Banque centrale européenne

Christine Lagarde
Présidente

2.3 Règles et méthodes comptables

Forme et présentation des états financiers

Les états financiers de la BCE ont été établis conformément aux règles et méthodes comptables suivantes[35], qui permettent, selon le Conseil des gouverneurs, une présentation impartiale tout en reflétant la nature des activités de banque centrale.

Règles comptables

Les règles comptables appliquées sont les suivantes : réalité économique et transparence, prudence, importance relative, permanence des méthodes et comparabilité, principe de continuité de l’exploitation, principe de spécialisation des exercices et prise en compte des événements postérieurs à la date de clôture du bilan.

Comptabilisation de l’actif et du passif

Un élément d’actif ou de passif n’est comptabilisé au bilan que lorsqu’il est probable que tout avantage économique futur associé à l’actif ou au passif bénéficiera à ou sera supporté par la BCE, que l’essentiel des risques et avantages associés à l’actif ou au passif a été transféré à la BCE, et que le coût ou la valeur de l’actif ou le montant de la dette peut être mesuré de manière fiable.

Base comptable

Les comptes ont été établis sur la base des coûts historiques, modifiés pour valoriser au prix de marché les titres négociables (autres que les titres de créance actuellement détenus à des fins de politique monétaire), l’or ainsi que l’ensemble des autres éléments d’actif et de passif libellés en devises inscrits au bilan et hors bilan.

Les opérations portant sur des actifs et passifs financiers sont comptabilisées à la date de règlement.

À l’exception des transactions sur titres au comptant, les opérations sur instruments financiers libellés en devises sont enregistrées sur des comptes hors bilan à la date d’opération. À la date de règlement, les inscriptions hors bilan sont contre-passées et les opérations sont enregistrées dans les comptes de bilan. Les achats et ventes de devises influent sur la position nette en devises à la date d’opération et les plus-values et moins-values réalisées provenant des ventes sont également calculées à cette date. Les intérêts, primes et décotes courus relatifs aux instruments financiers libellés en devises sont calculés et comptabilisés quotidiennement. Ainsi, la position en devises est également modifiée quotidiennement lorsque ces intérêts courus sont comptabilisés.

Actifs et passifs en or et devises

Les actifs et passifs libellés en devises sont convertis en euros sur la base du cours de change en vigueur à la date de clôture de l’exercice. Les produits et charges sont convertis sur la base du cours de change en vigueur à la date d’enregistrement. La réévaluation des éléments d’actif et de passif libellés en devises s’effectue devise par devise, pour les instruments financiers inscrits au bilan comme pour le hors bilan.

La réévaluation au prix du marché des éléments d’actif et de passif libellés en devises est traitée indépendamment de la réévaluation du cours de change.

L’or est valorisé au cours prévalant sur le marché à la date de clôture du bilan. Il n’est fait aucune distinction entre les différences de réévaluation de prix et de change pour l’or. Une différence de réévaluation unique pour l’or est comptabilisée sur la base du prix en euros par once d’or fin, déterminé, pour l’exercice s’achevant le 31 décembre 2025, à partir du taux de change entre l’euro et le dollar des États-Unis au 31 décembre 2025.

Le droit de tirage spécial (DTS) est défini comme un panier de devises et sa valeur est calculée comme la somme pondérée des taux de change des cinq principales devises (dollar des États-Unis, euro, renminbi, yen et livre sterling). Les avoirs en DTS de la BCE ont été convertis en euros sur la base du cours de change de l’euro par rapport au DTS au 31 décembre 2025.

Titres

Titres détenus à des fins de politique monétaire
Les titres de créance actuellement détenus à des fins de politique monétaire sont comptabilisés au coût amorti, sous réserve de réduction de valeur.

Autres titres
Les titres négociables (autres que les titres de créance actuellement détenus à des fins de politique monétaire) et autres actifs similaires sont valorisés soit au prix moyen du marché, soit à partir des courbes des taux de rendement considérées, à la date de clôture du bilan, ligne de titre par ligne de titre. Les options incorporées aux titres ne sont pas dissociées à des fins de valorisation. Pour l’exercice clos le 31 décembre 2025, les prix moyens du marché au 30 décembre 2025 ont été utilisés.

Les fonds d’investissement négociables sont réévalués sur une base nette au niveau de chaque fonds, à l’aide de leur valeur nette d’inventaire. Les plus-values et les moins-values latentes au sein de différents fonds d’investissement ne se compensent pas.

Les actions non liquides et tout autre instrument de capital détenu à titre de placement permanent sont valorisés à leur coût d’acquisition, sous réserve de réduction de valeur.

Constatation des résultats

Les produits et charges sont pris en compte pendant la période au cours de laquelle ils sont respectivement acquis ou dus[36]. Les plus-values et moins-values réalisées sur la vente de devises, d’or et de titres sont portées au compte de résultat. Ces plus-values et moins-values réalisées sont calculées par rapport au coût moyen de l’actif concerné.

Les plus-values latentes ne sont pas enregistrées en produits, mais transférées directement dans un compte de réévaluation.

Les moins-values latentes sont portées au compte de résultat si, en fin d’année, elles excèdent les gains de réévaluation antérieurs accumulés dans le compte de réévaluation correspondant. Ces moins-values latentes sur un titre, une devise ou un avoir en or ne sont pas compensées par des plus-values latentes sur d’autres titres, devises ou avoirs en or. Dans le cas de telles moins-values latentes, sur un poste du bilan, comptabilisées dans le compte de résultat, le coût moyen de ce poste est ramené au taux de change ou à la valeur de marché en fin d’année.

Les pertes dues à une réduction de valeur sont portées au compte de résultat et ne sont pas contre-passées au cours des années suivantes, à moins que la réduction de valeur ne diminue et qu’un lien puisse être établi entre cette diminution et un évènement observable intervenu après le premier enregistrement de la réduction de valeur.

Les primes ou décotes résultant d’émissions et d’acquisitions de titres sont amorties sur la durée de vie contractuelle résiduelle des titres.

Opérations de cession temporaire

Les opérations de cession temporaire sont des opérations par lesquelles la BCE achète ou vend des titres dans le cadre d’un accord de pension.

Dans le cadre d’une mise en pension, des titres sont vendus contre des espèces moyennant l’engagement simultané de les racheter à la contrepartie à un prix convenu à une date ultérieure prédéterminée. Ces opérations sont comptabilisées au passif du bilan comme des dépôts garantis. Les titres vendus dans le cadre d’un accord de ce type restent inscrits au bilan de la BCE.

Dans le cadre d’une prise en pension, des titres sont acquis contre des espèces moyennant l’engagement simultané de les revendre à la contrepartie à un prix convenu à une date ultérieure prédéterminée. Ces opérations sont comptabilisées à l’actif du bilan comme des prêts garantis, mais ne sont pas incluses dans le portefeuille de titres de la BCE.

Les opérations de cession temporaire (y compris les opérations de prêt de titres) effectuées dans le cadre d’un programme proposé par des établissements spécialisés ne sont comptabilisées dans le bilan que dans le cas où la garantie a été fournie sous la forme d’espèces et que ces espèces ne sont toujours pas placées.

Instruments de hors bilan

Les instruments en devises, à savoir les opérations de change à terme, les jambes à terme des swaps de change et les autres instruments en devises entraînant l’échange d’une devise contre une autre à une date future sont inclus dans les positions nettes en devises pour le calcul des coûts moyens ainsi que des gains et des pertes de change.

La réévaluation des instruments de taux d’intérêt s’effectue ligne à ligne. Les appels de marge quotidiens sur les encours de contrats à terme de taux d’intérêt sont enregistrés dans le compte de résultat.

La valorisation des opérations à terme sur titres est effectuée à l’aide de méthodes communément admises qui se fondent sur les prix de marché observables et les taux d’actualisation, de la date de règlement à la date de valorisation.

Actifs immobilisés

Les immobilisations, dont les actifs incorporels à l’exception des terrains et des œuvres d’art, sont valorisées à leur coût d’acquisition diminué de l’amortissement. Les terrains et les œuvres d’art sont enregistrés à leur coût d’acquisition. Le bâtiment principal de la BCE est valorisé à son coût d’acquisition diminué de l’amortissement, sous réserve de réduction de valeur. Concernant l’amortissement du bâtiment principal de la BCE, les coûts sont affectés aux composantes appropriées, qui sont amorties conformément à l’estimation de la durée de vie de ces actifs. La méthode de calcul employée est celle de l’amortissement linéaire, qui s’étale sur la durée de vie estimée de l’actif partant du trimestre qui suit le début de l’utilisation. Les durées de vie attendues des principales catégories d’actifs sont les suivantes :

Immeubles

20, 25 ou 50 ans

Machines dans le bâtiment

10 ou 15 ans

Matériels informatiques et logiciels

4 ans

Matériel technique

4, 10 ou 15 ans

Mobilier

10 ans

Véhicules automobiles

4 ans

La période d’amortissement des dépenses immobilisées liées aux locaux loués actuellement par la BCE est corrigée afin de prendre en compte les événements qui ont une incidence sur la durée de vie estimée de l’actif concerné.

La BCE réalise un test de dépréciation annuel pour son bâtiment principal et pour les actifs sur lesquels elle a un droit d’utilisation liés aux immeubles de bureau (cf. ci-dessous « Contrats de location »). Lorsqu’un indicateur de dépréciation est détecté et quand la BCE estime que l’actif pourrait être déprécié, le montant recouvrable est estimé. Si le montant recouvrable est inférieur à la valeur comptable nette, une perte de valeur est comptabilisée dans le compte de résultat.

Les immobilisations dont le coût est inférieur à 10 000 euros sont passées en totalité en charge l’année de leur acquisition.

Les immobilisations conformes aux critères d’immobilisation, mais qui sont encore en cours de construction ou de développement, sont enregistrées sous la rubrique « Immobilisations en cours ». Les coûts qui y sont liés sont répartis entre les différentes catégories d’immobilisations corporelles une fois que les actifs peuvent être utilisés.

Contrats de location

La BCE agit en qualité de preneur et de sous-bailleur.

La BCE en qualité de preneur
Pour tous les contrats de location dans lesquels la BCE agit en qualité de preneur et qui impliquent un actif corporel, le droit d’utilisation (actif) et le loyer (passif) sont comptabilisés au bilan à la date de commencement du contrat, c’est-à-dire une fois que l’actif peut être utilisé, respectivement dans les comptes d’immobilisations corporelles correspondants des rubriques « Immobilisations corporelles et incorporelles » et « Divers » (passif). Pour les contrats de location conformes aux critères d’immobilisation, mais pour lesquels les actifs impliqués sont encore en cours de construction ou d’adaptation, les coûts engagés avant la date d’entrée en vigueur du contrat de location sont enregistrés sous la rubrique « Immobilisations en cours ».

L’actif constaté au titre du droit d’utilisation est valorisé à son coût d’acquisition diminué de l’amortissement. En outre, un droit d’utilisation lié à des immeubles de bureau est soumis à dépréciation (pour plus d’informations sur le test annuel de dépréciation, cf. ci-dessus « Immobilisations »). La méthode de calcul employée est celle de l’amortissement linéaire, de la date de commencement à la fin de la durée de vie du droit d’utilisation ou, si celle-ci est antérieure, à la fin du contrat de location.

Le loyer est, dans un premier temps, mesuré à la valeur actuelle des paiements futurs de loyer (qui comprend uniquement des composantes de loyer), actualisée au moyen du taux d’emprunt incrémental de la BCE. Ensuite, il est comptabilisé au coût amorti au moyen de la méthode de l’intérêt effectif. La charge d’intérêts correspondante est portée au compte de résultat à la rubrique « Intérêts et charges assimilées ». Si les futurs paiements de loyer diffèrent en raison de la variation d’un indice ou d’une autre réévaluation du contrat existant, le passif au titre du loyer est mesuré une nouvelle fois. Toute nouvelle mesure du loyer (passif) donne lieu à un ajustement correspondant de la valeur comptable du droit d’utilisation (actif).

Les locations à court terme d’une durée maximale de 12 mois et les locations d’actifs d’une valeur inférieure à 10 000 euros (conformément au seuil utilisé pour la comptabilisation des immobilisations) sont enregistrées comme charges dans le compte de résultat.

La BCE en qualité de sous-bailleur
Pour tous les contrats de location dans lesquels la BCE agit en qualité de sous-bailleur, cette dernière accorde à des tiers le droit d’utiliser l’actif sous-jacent (ou une partie dudit actif) tant que le contrat de location entre le bailleur original et la BCE (contrat de location principal) est en cours. Le contrat de sous-location est classé en contrat de location-financement ou en contrat de location simple[37] par rapport à l’actif comptabilisé au titre du droit d’utilisation issu du contrat de location principal et non par rapport à l’actif sous-jacent.

Les contrats de sous-location dans lesquels la BCE agit en qualité de sous-bailleur sont classés en contrat de location-financement. Pour ces contrats, la BCE décomptabilise des « Immobilisations corporelles et incorporelles » l’actif au titre du droit d’utilisation lié au contrat de location principal (ou une partie dudit actif) qui est transféré au sous-preneur, et comptabilise une créance de sous-location à la rubrique « Divers » (actif). Le passif locatif lié au contrat de location principal n’est pas affecté par le contrat de sous-location.

À la date de commencement du contrat de location, la créance de sous-location est, dans un premier temps, mesurée à la valeur actuelle des paiements futurs de loyer revenant à la BCE, actualisée au moyen du taux d’actualisation utilisé pour le contrat de location principal. Ensuite, elle est comptabilisée au coût amorti au moyen de la méthode de l’intérêt effectif. Le produit d’intérêts correspondant est porté au compte de résultat à la rubrique « Intérêts et produits assimilés ».

Avantages postérieurs à l’emploi et autres prestations à long terme

Vue d’ensemble des dispositions
La BCE met en œuvre des plans à prestations définies pour ses employés et les membres du directoire ainsi que pour les membres du conseil de surveillance prudentielle employés par la BCE.

Le plan de retraite des employés est financé par des actifs détenus dans un fonds de retraite à long terme. Il se compose d’un régime à prestations définies et d’un régime à cotisations définies. La BCE et les membres du personnel versent des cotisations obligatoires au titre du régime à prestations définies. Les membres du personnel peuvent effectuer des versements supplémentaires volontaires dans un fonds à cotisations définies. Au moment de la retraite, les membres du personnel peuvent convertir la valeur cumulée de leur compte à cotisations définies en une rente supplémentaire[38].

Pour les membres du directoire et les membres du conseil de surveillance prudentielle employés par la BCE, les dispositions relatives aux avantages postérieurs à l’emploi et aux autres prestations à long terme (y compris les retraites) ne sont pas financées par un mécanisme spécifique. Pour les membres du personnel, les dispositions relatives aux avantages postérieurs à l’emploi et aux autres prestations à long terme (autres que les retraites) ne sont pas financées par un mécanisme spécifique.

Passif net au titre des prestations définies
L’élément figurant au passif du bilan sous la rubrique « Divers » au titre des plans à prestations définies, y compris les autres prestations à long terme, est la valeur actuelle de l’obligation au titre des prestations définies à la date de clôture du bilan, diminuée de la juste valeur des actifs de fonds de pension.

La valeur actuelle de l’obligation au titre des prestations définies est calculée tous les ans par des actuaires indépendants à l’aide de la méthode des unités de crédit projetées. Elle est obtenue par l’actualisation des flux de trésorerie futurs estimés, à l’aide d’un taux déterminé par référence aux rendements de marché, à la date de clôture du bilan, d’obligations libellées en euros d’entreprises de première catégorie, assorties d’une échéance proche de celle des obligations correspondantes.

Des écarts actuariels peuvent apparaître en raison d’un ajustement en fonction de l’expérience (lorsque les chiffres effectifs diffèrent des hypothèses actuarielles précédemment formulées) ainsi que d’une modification des hypothèses actuarielles.

Coût net au titre du régime à prestations définies
Le coût net au titre du régime à prestations définies est enregistré, d’une part, dans le compte de résultat et, d’autre part, au bilan sous la rubrique « Comptes de réévaluation » qui comptabilise le rajustement au titre des avantages postérieurs à l’emploi.

Le montant net imputé au compte de résultat recouvre :

  1. le coût des services rendus au titre des prestations définies au cours de l’exercice ;
  2. l’éventuel coût des services rendus par le passé au titre de prestations définies résultant de changements apportés au plan ;
  3. le coût financier net au taux d’actualisation du passif net au titre des prestations définies ;
  4. le rajustement au titre des autres prestations à long terme.

Le montant net figurant sous la rubrique « Comptes de réévaluation » englobe les éléments suivants :

  1. les écarts actuariels se rapportant aux avantages postérieurs à l’emploi ;
  2. le rendement réel des actifs du régime, à l’exclusion des montants pris en compte dans le calcul des intérêts nets sur le passif net au titre des prestations définies.

Ces montants sont déterminés tous les ans par des actuaires indépendants.

Soldes intra-SEBC/intra-Eurosystème

Les soldes intra-SEBC résultent essentiellement des paiements transfrontières réalisés en euros au sein de l’Union européenne (UE) et réglés en monnaie de banque centrale. Ces transactions sont effectuées majoritairement par des entités privées (établissements de crédit, entreprises ou particuliers, par exemple). Elles sont réglées via le système TARGET (système de transfert express automatisé transeuropéen à règlement brut en temps réel) et font apparaître des soldes bilatéraux sur les comptes TARGET des banques centrales de l’UE. Les paiements effectués par la BCE et les banques centrales nationales (BCN) ont également une incidence sur ces comptes. Tous les règlements sont automatiquement agrégés et ajustés pour former une position unique vis-à-vis de la BCE pour chaque BCN. Ces positions, inscrites dans les livres de la BCE, représentent la créance nette ou l’engagement net de chaque BCN envers le reste du Système européen de banques centrales (SEBC). Les mouvements dans les comptes TARGET sont reflétés dans la comptabilité de la BCE et des BCN quotidiennement.

Les soldes intra-Eurosystème des BCN de la zone euro vis-à-vis de la BCE constitués lors de l’utilisation de TARGET sont présentés dans le bilan de la BCE sous la forme d’une position nette unique à l’actif ou au passif et figurent dans la rubrique « Créances liées à TARGET (nettes) » ou « Engagements liés à TARGET (nets) ». Les soldes intra-SEBC des BCN hors zone euro vis-à-vis de la BCE, qui découlent de leur participation à TARGET, figurent dans la rubrique « Engagements en euros envers des non-résidents de la zone euro »[39].

Les soldes intra-Eurosystème résultant de la répartition des billets en euros au sein de l’Eurosystème figurent sous la forme d’un actif net unique dans la rubrique « Créances relatives à la répartition des billets en euros au sein de l’Eurosystème » (cf. ci-dessous « Billets en circulation »).

Les soldes intra-Eurosystème résultant du transfert d’avoirs de réserve à la BCE par les BCN rejoignant l’Eurosystème sont libellés en euros et enregistrés sous la rubrique « Dettes au titre des avoirs de réserve transférés ».

Les autres soldes intra-Eurosystème libellés en euros (comme les éventuels acomptes sur dividendes versés par la BCE aux BCN) sont présentés dans le bilan de la BCE sous la forme d’une position nette unique à l’actif ou au passif et figurent dans la rubrique « Autres créances sur l’Eurosystème (nettes) » ou « Autres engagements envers l’Eurosystème (nets) ».

Billets en circulation

La BCE et les BCN de la zone euro, qui constituent ensemble l’Eurosystème, émettent les billets de banque en euros[40]. La valeur totale des billets en euros en circulation est répartie entre les banques centrales de l’Eurosystème le dernier jour ouvré de chaque mois, conformément à la clé de répartition des billets[41].

La part attribuée à la BCE représente 8 % de la valeur totale des billets en euros en circulation et figure au passif du bilan dans le poste « Billets en circulation ». La part de la BCE dans le total des billets en euros est adossée à des créances sur les BCN. Ces créances, qui sont rémunérées[42], figurent dans la rubrique « Créances relatives à la répartition des billets en euros au sein de l’Eurosystème » (cf. ci-dessus « Soldes intra-SEBC/intra-Eurosystème »). Les produits d’intérêts de ces créances sont inclus dans le compte de résultat sous la rubrique « Intérêts et produits assimilés ».

Provision pour risques financiers

Le Conseil des gouverneurs peut décider de transférer tout ou partie du revenu de la BCE à une provision pour risques financiers. Cette provision peut être utilisée dans la mesure jugée nécessaire par le Conseil des gouverneurs pour compenser des pertes découlant d’expositions aux risques financiers. Le montant de cette provision pour risques financiers et l’obligation de la maintenir sont revus chaque année, en fonction de l’évaluation par la BCE de son exposition à ces risques et d’un certain nombre de facteurs, sauf si elle est égale à zéro, et, simultanément, s’il n’y a aucun revenu de la BCE à y transférer[43].

Acomptes sur dividendes

Un montant égal au total du revenu de la BCE issu des billets en euros en circulation et de celui provenant des titres détenus à des fins de politique monétaire achetés dans le cadre a) du programme pour les marchés de titres, b) du troisième programme d’achats d’obligations sécurisées, c) du programme d’achats de titres adossés à des actifs, d) du programme d’achats de titres du secteur public et e) du programme d’achats d’urgence face à la pandémie est distribué en janvier de l’année suivante à travers le versement d’un acompte sur dividendes, sauf si le Conseil des gouverneurs en décide autrement[44]. Une décision est prise en ce sens lorsque, sur le fondement d’une estimation motivée élaborée par le directoire, le Conseil des gouverneurs prévoit que la BCE enregistrera une perte annuelle globale ou réalisera un bénéfice annuel d’un montant inférieur au montant estimé de ce revenu. Le Conseil des gouverneurs peut également décider de transférer tout ou partie de ce revenu à une provision pour risques financiers (cf. « Provision pour risques financiers » ci-dessus).

Par ailleurs, le Conseil des gouverneurs peut décider de déduire du montant du revenu issu des billets en euros en circulation à distribuer en janvier le montant des charges supportées par la BCE pour l’émission et le traitement des billets en euros.

Événements postérieurs à la date de clôture du bilan

La valeur des actifs et des passifs fait l’objet d’un ajustement pour tenir compte d’événements survenus entre la date de clôture de l’exercice et la date à laquelle le directoire autorise la soumission des comptes annuels de la BCE au Conseil des gouverneurs pour approbation, dès lors que ces événements affectent de manière significative les éléments d’actif et de passif du bilan à la date de clôture de l’exercice.

D’importants événements postérieurs à la date de clôture du bilan, n’affectant pas les éléments d’actif et de passif du bilan à cette date, sont détaillés dans l’annexe.

Modifications des règles et méthodes comptables

En 2025, aucune modification n’a été apportée aux principes et méthodes comptables appliqués par la BCE.

Questions diverses

Le 13 mars 2024, le Conseil des gouverneurs a décidé d’apporter des modifications au cadre opérationnel pour la mise en œuvre de la politique monétaire[45]. Dans le même contexte, le Conseil des gouverneurs a également décidé qu’à compter du 1er janvier 2025, le taux d’intérêt appliqué à la facilité de dépôt proposée par l’Eurosystème servirait de base pour la rémunération a) des créances relatives à la répartition des billets en euros au sein de l’Eurosystème, b) des soldes TARGET dus par les/aux BCN et c) des dettes au titre des avoirs de réserves transférés. Jusqu’à fin 2024, cette rémunération était fondée sur le taux d’intérêt utilisé par l’Eurosystème pour conduire ses appels d’offres dans le cadre des opérations principales de refinancement.

Nomination d’un commissaire aux comptes extérieur

Conformément à l’article 27 des statuts du SEBC et sur recommandation du Conseil des gouverneurs, le Conseil de l’UE a approuvé la nomination du cabinet Forvis Mazars GmbH & Co. KG Wirtschaftsprüfungsgesellschaft Steuerberatungsgesellschaft, Hambourg (République fédérale d’Allemagne), en tant que commissaire aux comptes extérieur de la BCE pour une période de cinq ans s’achevant à la fin de l’exercice 2029. Cette période de cinq ans pourra être prolongée de deux exercices financiers supplémentaires au maximum.

2.4 Annexe au bilan

Note 1 – Avoirs et créances en or

Les avoirs en or de la BCE sont les suivants :

2025

2024

Quantité

Onces d’or fin1

16 285 778

16 285 778

Prix

Dollar par once d’or fin

4 311,200

2 608,750

Dollar pour 1 euro

1,1750

1,0389

Valeur de marché (millions d’euros)

59 754

40 895

1) Cela correspond à 506,5 tonnes pour 2025 et 2024.

L’augmentation de la contre-valeur en euros des avoirs en or de la BCE s’explique par la hausse du cours de marché de l’or, exprimé en euros (cf. « Actifs et passifs en or et devises » à la section 2.3 « Règles et méthodes comptables » et note 14 « Comptes de réévaluation »).

Note 2 – Créances en devises sur des résidents et des non-résidents de la zone euro

Note 2.1 – Créances sur le FMI

Cette rubrique représente les avoirs en DTS de la BCE, qui s’élevaient à 1 772 millions d’euros au 31 décembre 2025 (2 227 millions en 2024). Ces avoirs résultent de la mise en œuvre d’un dispositif d’échange volontaire de DTS conclu avec le Fonds monétaire international (FMI), en vertu duquel le FMI est autorisé à organiser des ventes et achats de DTS contre des euros pour le compte de la BCE, tout en maintenant les avoirs de celle-ci à l’intérieur d’une fourchette donnée. À des fins comptables, les DTS sont traités comme des devises (cf. « Actifs et passifs en or et devises » à la section 2.3 « Règles et méthodes comptables »). Les avoirs en DTS de la BCE ont diminué en 2025, principalement du fait de transactions réalisées dans le cadre du dispositif volontaire d’échange susmentionné. En outre, la dépréciation du DTS par rapport à l’euro en 2025 a contribué à la baisse de la contre-valeur en euros de ces avoirs.

Note 2.2 – Comptes auprès de banques, titres, prêts et autres actifs en devises ; et Créances en devises sur des résidents de la zone euro

Ces deux rubriques sont constituées de comptes ouverts auprès des banques, de prêts libellés en devises et de placements sous la forme de titres, libellés en dollars des États-Unis, en yens et en renminbis.

Les composantes de cette rubrique étaient les suivantes :

(en millions d’euros)

2025

2024

Variation

Créances sur des non-résidents de la zone euro

Comptes courants1

4 685

3 809

876

Dépôts sur le marché monétaire

1 384

737

647

Prises en pension

1 777

3 209

(1 432)

Titres

45 146

48 135

(2 989)

Total des créances sur des non-résidents de la zone euro

52 992

55 890

(2 899)

Créances sur des résidents de la zone euro

Comptes courants

25

17

8

Dépôts sur le marché monétaire

670

1 464

(794)

Prises en pension

1 541

2 613

(1 072)

Total des créances sur des résidents de la zone euro

2 236

4 094

(1 858)

Total

55 228

59 985

(4 757)

1) À partir de 2025, la BCE présente les placements au jour le jour des soldes de trésorerie à la rubrique « Prises en pension » si ces fonds font partie d’une réserve destinée à des opérations de mise en pension. Les soldes correspondants, d’un montant de 2 968 millions d’euros à fin 2024, ont été reclassés en conséquence de la rubrique « Comptes courants » à la rubrique « Prises en pension ».

La baisse de la valeur totale de ces rubriques enregistrée en 2025 s’explique essentiellement par la dépréciation du dollar des États-Unis et du yen par rapport à l’euro. Cette baisse a été partiellement compensée, principalement par les revenus perçus durant l’année sur le portefeuille en dollars.

Les avoirs nets en devises[46] s’élevaient à :

(devise, en millions)

2025

2024

Dollars des États-Unis

53 316

55 047

Yens

1 715 294

1 087 826

Renminbis

4 802

4 694

Au cours du premier trimestre 2025, la BCE a cédé une petite partie de ses avoirs en dollars et a réinvesti la totalité du produit de ces ventes en yens japonais. Cela s’inscrit dans le cadre d’un rééquilibrage standard de la composition de ses réserves de change en vue de son alignement sur l’allocation cible.

En 2025, la BCE n’est pas intervenue sur les marchés de change.

Note 3 – Autres créances en euros sur des établissements de crédit de la zone euro

Au 31 décembre 2025, cette rubrique était constituée des soldes des comptes courants auprès de résidents de la zone euro, pour un montant de 1 million d’euros (2 millions d’euros en 2024).

Note 4 – Titres en euros émis par des résidents de la zone euro

Note 4.1 – Titres détenus à des fins de politique monétaire

Au 31 décembre 2025, cette rubrique comprenait les titres de créance acquis par la BCE dans le cadre du programme pour les marchés de titres (securities markets programme, SMP), du troisième programme d’achats d’obligations sécurisées (third covered bond purchase programme, CBPP3), du programme d’achats de titres adossés à des actifs (asset-backed securities purchase programme, ABSPP), du programme d’achats de titres du secteur public (public sector purchase programme, PSPP) et du programme d’achats d’urgence face à la pandémie (pandemic emergency purchase programme, PEPP).

Date de début

Date de fin1

Décision

Catégories de titres éligibles2

Programme pour les marchés de titres (SMP)

SMP

Mai 2010

Septembre 2012

BCE/2010/5

Titres de créance publics et privés émis dans la zone euro3

Programme d’achats d’actifs (APP)

CBPP3

Octobre 2014

Juin 2023

BCE/2020/8,
modifiée

Obligations sécurisées émises par des résidents de la zone euro

ABSPP

Novembre 2014

Juin 2023

BCE/2014/45,
modifiée

Tranches senior et tranches mezzanine garanties de titres adossés à des actifs émis par des résidents de la zone euro

PSPP

Mars 2015

Juin 2023

BCE/2020/9

Obligations émises par des administrations centrales, régionales et locales, des agences reconnues situées dans la zone euro ainsi que des banques multilatérales de développement et des organisations internationales implantées dans la zone euro

CSPP4

Juin 2016

Juin 2023

BCE/2016/16,
modifiée

Obligations et billets de trésorerie émis par des sociétés non bancaires établies dans la zone euro

Programme d’achats d’urgence face à la pandémie (PEPP)

PEPP

Mars 2020

Décembre 2024

ECB/2020/17,
modifiée

Toutes les catégories d’actifs éligibles dans le cadre de l’APP

1) La « date de fin » correspond à date d’expiration du programme pour le SMP et à la date de fin des achats pour l’APP et le PEPP.
2) Des informations supplémentaires sur les critères d’éligibilité applicables à chacun des différents programmes sont disponibles dans les décisions du Conseil des gouverneurs correspondantes.
3) Les achats effectués au titre du SMP ont porté exclusivement sur des titres de dette publique émis par le Trésor de cinq pays de la zone euro.
4) La BCE n’a acquis aucun titre dans le cadre du programme d’achats de titres du secteur des entreprises (corporate sector purchase programme, CSPP).

Les portefeuilles du programme d’achats d’actifs (asset purchase programme, APP)[47] et du programme d’achats d’urgence face à la pandémie (pandemic emergency purchase programme, PEPP)[48] se contractent à un rythme mesuré et prévisible, car l’Eurosystème ne réinvestit plus les remboursements au titre du principal des titres arrivant à échéance.

Les titres de créance acquis par la BCE dans le cadre de ces programmes sont comptabilisés au coût amorti, sous réserve de réduction de valeur (cf. « Titres » à la section 2.3 « Règles et méthodes comptables »).

Le coût amorti des titres de créance détenus par la BCE ainsi que leurs valeurs de marché[49] (qui ne sont pas comptabilisées au bilan ou dans le compte de résultat et qui sont fournies à des fins de comparaison), sont les suivants :

(en millions d’euros)

2025

2024

Variation

Coût
amorti

Valeur
de marché

Coût
amorti

Valeur
de marché

Coût
amorti

Valeur
de marché

SMP

185

190

286

298

(101)

(108)

APP

CBPP3

17 326

15 953

20 437

18 844

(3 111)

(2 891)

ABSPP

3 038

3 006

7 047

6 979

(4 010)

(3 973)

PSPP – Titres des administrations/agences publiques

166 126

149 387

192 664

175 885

(26 539)

(26 498)

Total pour l’APP

186 490

168 345

220 149

201 708

(33 659)

(33 362)

PEPP

PEPP – Obligations sécurisées

786

710

867

781

(80)

(71)

PEPP – Titres des administrations/agences publiques

137 804

121 407

155 480

138 927

(17 676)

(17 520)

Total pour le PEPP

138 590

122 118

156 347

139 709

(17 756)

(17 591)

Total

325 265

290 653

376 781

341 714

(51 516)

(51 061)

Au cours de l’exercice, le coût amorti des titres de créance détenus par la BCE a évolué comme suit :

(en millions d’euros)

2024

Achats1

Rembourse­ments

Décotes/
(primes) nettes2

2025

SMP

286

-

(105)

4

185

APP

CBPP3

20 437

-

(3 102)

(9)

17 326

ABSPP

7 047

-

(3 978)

(32)

3 038

PSPP – Titres des administrations/agences publiques

192 664

(102)

(25 328)

(1 108)

166 126

Total pour l’APP

220 149

(102)

(32 408)

(1 149)

186 490

PEPP

PEPP – Obligations sécurisées

867

-

(81)

1

786

PEPP – Titres des administrations/agences publiques

155 480

-

(16 545)

(1 131)

137 804

Total pour le PEPP

156 347

-

(16 626)

(1 131)

138 590

Total

376 781

(102)

(49 139)

(2 275)

325 265

1) Pour l’APP, cette colonne peut, compte tenu de l’arrêt des réinvestissements, contenir des montants négatifs, résultant des ventes de titres réalisées principalement pour assurer la conformité avec le dispositif de contrôle des risques.
2) Les « décotes/(primes) nettes » couvrent les éventuelles plus-values/(moins-values) nettes réalisées.

Le Conseil des gouverneurs évalue, à intervalles réguliers, les risques financiers liés aux titres détenus dans le cadre de ces programmes.

Dans ce contexte, des tests de dépréciation sont effectués chaque année, à partir des données arrêtées en fin d’année, et approuvés par le Conseil des gouverneurs. Lors de ces tests, des indicateurs de dépréciation font l’objet d’une évaluation distincte pour chaque programme. Lorsque des indicateurs de dépréciation sont observés, des analyses complémentaires sont réalisées pour confirmer que les flux de trésorerie des titres sous-jacents n’ont pas subi une dépréciation. Sur la base des résultats des tests de dépréciation, la BCE n’a enregistré aucune perte en 2025 sur les titres de créance détenus dans ses portefeuilles de politique monétaire.

Le coût amorti[50] des titres détenus par l’Eurosystème était le suivant :

(en millions d’euros)

2025

2024

BCE

BCN de la zone euro

Total Euro­système

BCE

BCN de la zone euro

Total Euro­système

SMP

185

521

706

286

1 050

1 336

APP

CBPP3

17 326

193 147

210 473

20 437

232 571

253 009

ABSPP

3 038

-

3 038

7 047

-

7 047

PSPP – Titres des administrations/agences publiques

166 126

1 495 709

1 661 835

192 664

1 704 258

1 896 922

PSPP – Titres des institutions supranationales

-

197 845

197 845

-

227 808

227 808

CSPP

-

248 543

248 543

-

288 377

288 377

Total pour l’APP

186 490

2 135 245

2 321 734

220 149

2 453 015

2 673 164

PEPP

PEPP – Obligations sécurisées

786

4 339

5 125

867

5 097

5 964

PEPP – Titres des administrations/agences publiques

137 804

1 090 166

1 227 970

155 480

1 243 391

1 398 871

PEPP – Titres des institutions supranationales

-

148 959

148 959

-

158 931

158 931

PEPP – Titres du secteur des entreprises

-

40 965

40 965

-

45 105

45 105

Total pour le PEPP

138 590

1 284 429

1 423 019

156 347

1 452 524

1 608 871

Total

325 265

3 420 194

3 745 459

376 781

3 906 590

4 283 371

Note : Les chiffres de la colonne « BCN de la zone euro » sont provisoires et peuvent faire l’objet d’une révision, qui entraînerait, le cas échéant, une variation équivalente des chiffres de la colonne « Total Eurosystème ».

Note 5 – Créances intra-Eurosystème

Note 5.1 – Créances relatives à la répartition des billets en euros au sein de l’Eurosystème

Cette rubrique recouvre les créances de la BCE vis-à-vis des BCN de la zone euro relatives à la répartition des billets en euros au sein de l’Eurosystème (cf. « Billets en circulation » à la section 2.3 « Règles et méthodes comptables »). Au 31 décembre 2025, le total s’élevait à 129 563 millions d’euros (127 067 millions d’euros en 2024). Depuis le 1er janvier 2025, la rémunération de ces créances est calculée quotidiennement au dernier taux d’intérêt disponible appliqué à la facilité de dépôt offerte par l’Eurosystème. Jusqu’à cette date, elle était calculée au dernier taux d’intérêt disponible utilisé par l’Eurosystème pour conduire ses appels d’offres dans le cadre des opérations principales de refinancement (cf. « Questions diverses » à la section 2.3 « Règles et méthodes comptables » et note 22.2 « Produits d’intérêt au titre des créances relatives à la répartition des billets en euros au sein de l’Eurosystème »).

Note 6 – Autres actifs

Note 6.1 – Immobilisations corporelles et incorporelles

Les immobilisations corporelles et incorporelles sont les suivantes :

(en millions d’euros)

2025

2024

Variation

Coût

Terrains et immeubles

1 004

1 015

(11)

Bâtiments au titre de droits d’utilisation

332

352

(20)

Machines dans le bâtiment

222

222

(0)

Matériels informatiques et logiciels

141

142

(1)

Matériel technique, mobilier et véhicules automobiles

117

114

3

Équipements au titre de droits d’utilisation

0

1

(1)

Immobilisations en cours

0

10

(9)

Autres immobilisations

11

11

(0)

Coût total

1 827

1 866

(39)

Amortissement cumulé

Terrains et immeubles

(256)

(251)

(5)

Bâtiments au titre de droits d’utilisation

(102)

(243)

141

Machines dans le bâtiment

(172)

(160)

(12)

Matériels informatiques et logiciels

(137)

(135)

(2)

Matériel technique, mobilier et véhicules automobiles

(102)

(102)

0

Équipements au titre de droits d’utilisation

(0)

(1)

1

Autres immobilisations

(4)

(4)

(0)

Total amortissement cumulé

(772)

(895)

123

Valeur comptable nette totale

1 055

971

84

En 2025, la BCE a comptabilisé un nouvel immeuble de bureaux loué dans la rubrique « Bâtiments au titre de droits d’utilisation ». L’augmentation correspondante du coût pour cette catégorie d’actif a été plus que compensée par la décomptabilisation d’un autre immeuble de bureaux loué à la suite de l’expiration du bail, ce qui a également entraîné une diminution correspondante de l’amortissement cumulé associé.

Un test de dépréciation a été réalisé à la fin de l’année sur le bâtiment principal de la BCE et sur les immeubles de bureaux sur lesquels elle dispose d’un droit d’utilisation et aucune perte de valeur n’a été détectée.

Note 6.2 – Autres actifs financiers

Cette rubrique contient essentiellement le portefeuille de fonds propres de la BCE, qui comprend principalement le placement du capital libéré de la BCE ainsi que les montants réservés dans le fonds de réserve générale et la provision pour risques financiers. Elle englobe également 3 211 actions de la Banque des règlements internationaux (BRI) comptabilisées à un coût d’acquisition de 42 millions d’euros et les autres comptes courants en euros

Les composantes de cette rubrique étaient les suivantes :

(en millions d’euros)

2025

2024

Variation

Comptes courants en euros

41

45

(4)

Titres libellés en euros

21 612

21 269

343

Prises en pension en euros

1 516

1 425

91

Autres actifs financiers

42

42

(0)

Total

23 211

22 781

430

L’augmentation nette de cette rubrique en 2025 est attribuable principalement au réinvestissement des produits d’intérêts générés sur le portefeuille de fonds propres de la BCE.

Note 6.3 – Écarts de réévaluation sur instruments de hors bilan

Cette rubrique recouvre principalement les effets de valorisation des opérations de swap de change et de change à terme en devises comptabilisées au 31 décembre 2025 (cf. note 20 « Opérations de swap de change et de change à terme »). Ces effets de valorisation se sont élevés à 273 millions d’euros (681 millions d’euros en 2024). Ils résultent de la conversion de ces opérations en leur contre-valeur en euros aux cours de change en vigueur à la date de clôture de l’exercice, par comparaison avec les valeurs en euros résultant de la conversion des opérations au coût moyen de la devise correspondante à cette date (cf. « Instruments de hors bilan » et « Actifs et passifs en or et devises » à la section 2.3 « Règles et méthodes comptables »).

Note 6.4 – Produits à recevoir et charges payées d’avance

Les produits à recevoir et charges payées d’avance sont les suivants :

(en millions d’euros)

2025

2024

Variation

Intérêts courus dont les BCN sont redevables sur les soldes TARGET

2 207

3 656

(1 449)

Intérêts courus sur créances relatives à la répartition des billets en euros au sein de l’Eurosystème

651

1 093

(442)

Intérêts courus sur les titres

3 386

3 519

(133)

Produits à recevoir au titre des missions de surveillance prudentielle

690

681

9

Autres produits à recevoir et charges payées d’avance

175

210

(35)

Total

7 108

9 158

(2 050)

Au 31 décembre 2025, cette rubrique comprenait les intérêts courus sur les coupons des titres, y compris les intérêts versés lors de l’acquisition (cf. note 2.2 « Comptes auprès de banques, titres, prêts et autres actifs en devises ; et Créances en devises sur des résidents de la zone euro », note 4.1 « Titres détenus à des fins de politique monétaire » et note 6.2 « Autres actifs financiers »).

Elle comprenait également les intérêts courus dont les BCN de la zone euro sont redevables sur les soldes TARGET pour décembre 2025 (cf. note 11.2 « Engagements liés à TARGET (nets) ») ainsi que les intérêts courus dont les BCN de la zone euro sont redevables pour le dernier trimestre 2025 s’agissant des créances de la BCE au titre de la répartition des billets en euros au sein de l’Eurosystème (cf. note 5.1 « Créances relatives à la répartition des billets en euros au sein de l’Eurosystème »). Ces montants ont été réglés en janvier 2026.

Les produits à recevoir au titre des missions de surveillance prudentielle correspondent aux redevances de surveillance prudentielle à recevoir pour la période de redevance 2025, qui seront prélevées en 2026 (cf. note 25 « Produits/(charges) nets de commissions »)[51].

Le reste de cette rubrique incluait principalement a) les produits à recevoir sur des projets et services du SEBC (cf. note 27 « Autres produits »), b) diverses provisions et c) les produits au titre des intérêts courus sur d’autres instruments financiers.

Note 6.5 – Divers

Au 31 décembre 2025, cette rubrique s’élevait à 110 millions d’euros (53 millions d’euros en 2024) et incluait principalement, pour un montant de 78 millions d’euros (24 millions d’euros en 2024), les soldes liés aux opérations de swap de change et de change à terme en devises comptabilisées au 31 décembre 2025 (cf. note 20 « Opérations de swap de change et de change à terme »). Ces soldes ont résulté de la conversion de ces opérations en leur contre-valeur en euros au coût moyen de la devise correspondante à la date de clôture de l’exercice, par comparaison avec les valeurs en euros auxquelles les opérations ont été initialement enregistrées (cf. « Instruments de hors bilan » à la section 2.3 « Règles et méthodes comptables »).

Elle incluait aussi des créances ayant trait à des projets et services du SEBC (cf. note 27 « Autres produits ») et des soldes relatifs à de la taxe sur la valeur ajoutée récupérable.

Note 7 – Billets en circulation

Cette rubrique recouvre la part de la BCE (8 %) dans le total des billets en euros en circulation (cf. « Billets en circulation » à la section 2.3 « Règles et méthodes comptables »), qui s’élevait à 129 563 millions d’euros au 31 décembre 2025 (127 067 millions d’euros en 2024).

Note 8 – Autres engagements en euros envers des établissements de crédit de la zone euro

Les banques centrales de l’Eurosystème sont autorisées à accepter les espèces en garantie des facilités de prêt de titres dans le cadre de leur PSPP et de titres publics dans le cadre de leur PEPP, sans devoir les réinvestir. Dans le cas de la BCE, ces opérations sont effectuées par des établissements spécialisés.

Cette rubrique comprend les soldes résultant de ces opérations de prêt en cours effectuées avec des établissements de crédit de la zone euro. Étant donné que les espèces reçues en garanties dans les comptes TARGET n’ont pas été investies en fin d’exercice, les opérations ont été comptabilisées dans le bilan (cf. « Opérations de cession temporaire » à la section 2.3 « Règles et méthodes comptables » et note 17 « Programmes de prêts de titres »)[52].

Note 9 – Engagements en euros envers d’autres résidents de la zone euro

Note 9.1 – Administrations publiques

Au 31 décembre 2025, cette rubrique était constituée des dépôts du Fonds européen de stabilité financière (FESF), pour un montant de 74 millions d’euros (73 millions d’euros en 2024). En vertu de l’article 21 des statuts du SEBC, la BCE peut agir en qualité d’agent fiscal pour le compte des institutions, organes, bureaux ou agences de l’Union, administrations centrales, autorités locales régionales ou autres autorités publiques, autres organismes ou entreprises publics des États membres.

Note 9.2 – Autres passifs

Au 31 décembre 2025, cette rubrique s’élevait à 25 947 millions d’euros (24 482 millions d’euros en 2024) et comprenait les soldes des systèmes exogènes de la zone euro[53] connectés à TARGET par l’intermédiaire de la composante TARGET-BCE.

Note 10 – Engagements en euros envers des non-résidents de la zone euro

Les engagements en euros envers des non-résidents de la zone euro étaient les suivants :

(en millions d’euros)

2025

2024

Variation

Soldes TARGET des BCN n’appartenant pas à la zone euro et des systèmes exogènes

2 671

2 908

(236)

Espèces reçues en garanties d’opérations de prêt de titres

188

2 062

(1 874)

Dépôts acceptés par la BCE en sa qualité d’agent fiscal

23 576

33 823

(10 246)

Accords de swap à des fins d’apport de liquidité

410

1 067

(656)

Total

26 846

39 859

(13 013)

Au 31 décembre 2025, la principale composante de cette rubrique se composait des dépôts acceptés par la BCE en sa qualité d’agent fiscal pour le compte de la Commission européenne, en lien avec la gestion des activités d’emprunt et de prêt de l’UE (cf. note 21 « Gestion des opérations d’emprunt et de prêt »).

Cette rubrique incluait aussi les soldes TARGET des BCN hors zone euro vis-à-vis de la BCE (cf. « Soldes intra-SEBC/intra-Eurosystème » à la section 2.3 « Règles et méthodes comptables ») et les soldes des systèmes exogènes hors zone euro connectés à TARGET par l’intermédiaire de la composante TARGET-BCE.

Elle englobait également un solde résultant de la mise en place du dispositif permanent d’échange réciproque de devises avec le Système de réserve fédérale des États-Unis. Dans le cadre de ce dispositif, la Banque de réserve fédérale de New York fournit des dollars à la BCE par le biais d’opérations de swap, en vue de permettre l’offre de financements à court terme libellés en dollars aux contreparties de l’Eurosystème. La BCE engage parallèlement des opérations de swap adossées avec les BCN de la zone euro, qui utilisent les fonds correspondants pour mener des opérations d’apport de liquidité en dollars avec les contreparties de l’Eurosystème sous la forme d’opérations de cession temporaire. Ces opérations de swap adossées donnent lieu à des soldes intra-Eurosystème entre la BCE et les BCN de la zone euro. En outre, les opérations de swap effectuées par la BCE avec la Banque de réserve fédérale de New York et les BCN de la zone euro se traduisent par des créances et des engagements à terme qui sont comptabilisés dans les comptes hors bilan (cf. note 20 « Opérations de swap de change et de change à terme »).

Le reste de cette rubrique recouvre les soldes résultant d’opérations en cours de prêt de titres dans le cadre du PSPP et de prêt de titres publics dans le cadre du PEPP conduites avec des établissements de crédit hors zone euro. Étant donné que les espèces reçues en garanties dans les comptes TARGET n’ont pas été investies en fin d’exercice, les opérations ont été comptabilisées dans le bilan (cf. « Opérations de cession temporaire » à la section 2.3 « Règles et méthodes comptables » et note 17 « Programmes de prêts de titres »).

Note 11 – Engagements intra-Eurosystème

Note 11.1 – Dettes au titre des avoirs de réserve transférés

Cette rubrique représente les engagements vis-à-vis de BCN de la zone euro provenant du transfert des avoirs de réserve de change à la BCE lorsqu’elles ont rejoint l’Eurosystème. Conformément à l’article 30.2 des statuts du SEBC, la contribution de chaque BCN est fixée proportionnellement à ses parts dans le capital souscrit de la BCE. Aucune variation n’a été enregistrée en 2025.

Les engagements vis-à-vis de BCN de la zone euro provenant du transfert des avoirs de réserve de change à la BCE étaient les suivants :

(en millions d’euros)

Depuis le 1er janvier 2024

Banque nationale de Belgique (Belgique)

1 488

Deutsche Bundesbank (Allemagne)

10 802

Eesti Pank (Estonie)

121

Central Bank of Ireland / Banc Ceannais na hÉireann (Irlande)

884

Banque de Grèce (Grèce)

916

Banco de España (Espagne)

4 796

Banque de France (France)

8 114

Hrvatska narodna banka (Croatie)

314

Banca d’Italia (Italie)

6 498

Central Bank of Cyprus (Chypre)

89

Latvijas Banka (Lettonie)

157

Lietuvos bankas (Lituanie)

239

Banque centrale du Luxembourg (Luxembourg)

148

Central Bank of Malta / Bank Ċentrali ta’ Malta (Malte)

52

De Nederlandsche Bank (Pays-Bas)

2 396

Oesterreichische Nationalbank (Autriche)

1 199

Banco de Portugal (Portugal)

943

Banka Slovenije (Slovénie)

200

Národná banka Slovenska (Slovaquie)

466

Suomen Pankki – Finlands Bank (Finlande)

737

Total

40 562

Depuis le 1er janvier 2025, la rémunération de ces engagements est calculée quotidiennement au dernier taux d’intérêt disponible appliqué à la facilité de dépôt offerte par l’Eurosystème, après ajustement pour tenir compte de la non-rémunération de la composante en or. Jusqu’à cette date, la rémunération de ces engagements était calculée au dernier taux disponible utilisé par l’Eurosystème pour conduire ses appels d’offres dans le cadre des opérations principales de refinancement, également après ajustement pour tenir compte de la non-rémunération de la composante en or (cf. « Questions diverses » à la section 2.3 « Règles et méthodes comptables » et note 22.3 « Rémunération des créances des BCN au titre des avoirs de réserve transférés »).

Note 11.2 – Engagements liés à TARGET (nets)

Cette rubrique comprend les soldes constitués lors de l’utilisation du système TARGET par les BCN de la zone euro vis-à-vis de la BCE (cf. « Soldes intra-SEBC/intra-Eurosystème » à la section 2.3 « Règles et méthodes comptables »). Ces soldes étaient les suivants :

(en millions d’euros)

2025

2024

Montants dus aux BCN de la zone euro au titre de TARGET

1 545 403

1 593 185

Montants dont les BCN de la zone euro sont redevables au titre de TARGET

(1 231 912)

(1 245 111)

Engagements TARGET nets

313 491

348 074

La diminution des engagements TARGET nets est essentiellement imputable aux entrées de trésorerie résultant de l’arrivée à échéance des titres acquis dans le cadre de l’APP et du PEPP, qui ont été réglés via des comptes TARGET (cf. note 4,1 « Titres détenus à des fins de politique monétaire »). L’incidence de ce facteur a été en partie compensée, principalement par les sorties de trésorerie résultant a) d’un recul des dépôts acceptés par la BCE en sa qualité d’agent fiscal pour la Commission européenne, en lien avec la gestion des activités d’emprunt et de prêt de l’UE (cf. note 10 « Engagements en euros envers des non-résidents de la zone euro »), et b) des charges d’intérêts payées sur les engagements TARGET nets de la BCE (cf. note 22.5 « Charges nettes d’intérêts au titre des soldes TARGET dus par les/aux BCN »).

À l’exception des soldes résultant des opérations de swap adossées effectuées dans le cadre des opérations d’apport de liquidité en dollars, la rémunération des positions TARGET détenues par les BCN de la zone euro vis-à-vis de la BCE est, depuis le 1er janvier 2025, calculée quotidiennement au dernier taux d’intérêt disponible appliqué à la facilité de dépôt offerte par l’Eurosystème. Jusqu’à cette date, elle était calculée au dernier taux d’intérêt disponible utilisé par l’Eurosystème pour conduire ses appels d’offres dans le cadre des opérations principales de refinancement (cf. « Questions diverses » à la section 2.3 « Règles et méthodes comptables » et note 22.5 « Charges nettes d’intérêts au titre des soldes TARGET dus par les/aux BCN »).

Note 11.3 – Autres engagements envers l’Eurosystème (nets)

Au 31 décembre 2025, ce poste s’élevait à 8 millions d’euros (40 millions d’euros en 2024). Il comprenait des dépôts acceptés par la BCE en sa qualité d’agent fiscal pour le compte de la Commission européenne, en lien avec la gestion des activités d’emprunt et de prêt de l’UE (cf. note 21 « Gestion des opérations d’emprunt et de prêt »).

Il incluait également un compte correspondant utilisé pour traiter les paiements administratifs de la BCE.

Note 12 – Autres passifs

Note 12.1 – Écarts de réévaluation sur instruments de hors bilan

Cette rubrique recouvre les effets de valorisation des opérations à terme sur titres en devises comptabilisées au 31 décembre 2025 (cf. note 19 « Opérations à terme sur titres »). Ces effets de valorisation s’élèvent à 0,2 million d’euros et s’expliquent principalement par la baisse du cours des titres sur le marché à terme. Les autres effets de valorisation sont liés à la conversion de ces opérations en leur contre-valeur en euros aux cours de change en vigueur à la date de clôture du bilan, par comparaison avec les valeurs en euros résultant de la conversion des opérations au coût moyen de la devise correspondante à cette date (cf. « Instruments de hors bilan » et « Actifs et passifs en or et devises » à la section 2.3 « Règles et méthodes comptables »). Au 31 décembre 2024, aucun solde n’était comptabilisé sous cette rubrique.

Note 12.2 – Charges à payer et produits constatés d’avance

Les charges à payer et produits constatés d’avance étaient les suivants :

(en millions d’euros)

2025

2024

Variation

Intérêts courus dont la BCE est redevable sur les soldes des BCN au titre de TARGET

2 743

4 636

(1 892)

Intérêts courus sur les créances des BCN au titre des avoirs de réserve transférés à la BCE

790

1 448

(659)

Intérêts courus sur les dépôts acceptés par la BCE en sa qualité d’agent fiscal

45

103

(58)

Autres charges et produits constatés d’avance

83

101

(18)

Total

3 661

6 288

(2 627)

Au 31 décembre 2025, les deux principales composantes de cette rubrique étaient les intérêts courus dont la BCE est redevable sur les soldes des BCN relatifs à TARGET pour décembre 2025 (cf. note 10 « Engagements en euros envers des non-résidents de la zone euro » et note 11.2 « Engagements liés à TARGET (nets) ») et les intérêts dus aux BCN de la zone euro pour l’année 2025 au titre de leurs créances relatives aux réserves de change transférées à la BCE (cf. note 11.1 « Dettes au titre des avoirs de réserve transférés »). Ces montants ont été réglés en janvier 2026.

Cette rubrique comprenait aussi les intérêts courus dont la BCE est redevable sur les dépôts acceptés par la BCE en sa qualité d’agent fiscal (cf. note 9.1 « Administrations publiques », note 10 « Engagements en euros envers des non-résidents de la zone euro » et note 11.3 « Autres engagements envers l’Eurosystème (nets) »).

Le reste de cette rubrique incluait a) les intérêts courus dont la BCE est redevable sur les soldes des systèmes exogènes de la zone euro connectés à TARGET par l’intermédiaire de la composante TARGET-BCE (cf. note 9.2 « Autres passifs ») et b) divers charges et produits constatés d’avance.

Note 12.3 – Divers

Au 31 décembre 2025, cette rubrique s’élevait à 1 084 millions d’euros (1 327 millions d’euros en 2024). Le total comprenait un montant de 286 millions d’euros (574 millions d’euros en 2024) représentant les soldes liés aux opérations de swap de change et de change à terme en devises comptabilisées au 31 décembre 2025 (cf. note 20 « Opérations de swap de change et de change à terme »). Ces soldes ont résulté de la conversion de ces opérations en leur contre-valeur en euros au coût moyen de la devise correspondante à la date de clôture du bilan, par comparaison avec les valeurs en euros auxquelles les opérations ont été initialement enregistrées (cf. « Instruments de hors bilan » à la section 2.3 « Règles et méthodes comptables »).

Cette rubrique incluait aussi un engagement locatif d’un montant de 227 millions d’euros (110 millions d’euros en 2024) (cf. « Contrats de location » à la section 2.3 « Règles et méthodes comptables »).

Le reste de cette rubrique comprenait principalement a) les engagements en rapport avec les services du SEBC, et b) les engagements résultant des régimes d’assurance maladie et de soins de longue durée de la BCE versés aux membres du personnel, aux membres du directoire ainsi qu’aux membres du conseil de surveillance prudentielle employés par la BCE.

En outre, cette rubrique englobait le passif net de la BCE au titre des prestations définies concernant les avantages postérieurs à l’emploi et les autres prestations à long terme en faveur de son personnel[54], des membres du directoire et des membres du conseil de surveillance prudentielle employés par la BCE.

Avantages postérieurs à l’emploi et autres prestations à long terme

Bilan
Les montants comptabilisés au passif du bilan à la rubrique « Divers » concernant les avantages postérieurs à l’emploi et les autres prestations à long terme sont les suivants :

(en millions d’euros)

2025

2024

Personnel

Directoire
et conseil

Total

Personnel

Directoire
et conseil

Total

Obligation au titre des prestations définies

2 948

42

2 990

2 712

37

2 749

Juste valeur des actifs du fonds

(2 604)

-

(2 604)

(2 253)

-

(2 253)

Passif net au titre des prestations définies figurant à la rubrique « Divers » (passif)

344

42

386

459

37

496

Note : Les montants relatifs au directoire et au conseil de surveillance prudentielle figurent dans les colonnes « Directoire et conseil ».

Au 31 décembre 2025, la valeur actuelle des obligations au titre des prestations définies vis-à-vis des membres du personnel s’élevait à 2 948 millions d’euros (2 712 millions en 2024) et incluait des prestations non financées par un mécanisme spécifique, d’un montant de 356 millions d’euros (293 millions en 2024), au titre des avantages postérieurs à l’emploi autres que les retraites et des autres prestations à long terme. La valeur actuelle des obligations au titre des prestations définies vis-à-vis des membres du directoire et du conseil de surveillance prudentielle, à hauteur de 42 millions d’euros (37 millions d’euros en 2024), découle uniquement des dispositions non financées par un mécanisme spécifique relatives aux avantages postérieurs à l’emploi et aux autres prestations à long terme.

Les rajustements du passif net au titre des prestations définies concernant les avantages postérieurs à l’emploi sont inclus au bilan sous la rubrique « Comptes de réévaluation ». Au 31 décembre 2025, les plus-values de rajustement au titre de cette rubrique s’élevaient à 585 millions d’euros (416 millions d’euros en 2024) (cf. note 14 « Comptes de réévaluation »).

Variations de l’obligation au titre des prestations définies, des actifs du fonds et des résultats des rajustements
La valeur actualisée de l’obligation au titre des prestations définies a été modifiée comme suit :

(en millions d’euros)

2025

2024

Personnel

Directoire
et conseil

Total

Personnel

Directoire
et conseil

Total

Obligation au titre des prestations définies en début d’exercice

2 712

37

2 749

2 458

35

2 493

Coût des services rendus au cours de l’exercice

128

2

130

121

3

123

Coût des services passés

0

0

0

119

1

120

Coût financier

99

1

101

85

1

86

Cotisations versées par les participants au fonds1

40

0

41

38

0

38

Prestations servies

(39)

(3)

(42)

(31)

(3)

(34)

Moins-values/(plus-values) de rajustement

7

4

11

(77)

0

(77)

Obligation au titre des prestations définies à la clôture de l’exercice

2 948

42

2 990

2 712

37

2 749

Note : Les montants relatifs au directoire et au conseil de surveillance prudentielle figurent dans les colonnes « Directoire et conseil ».
1) Total net comprenant les cotisations obligatoires et les transferts vers le fonds ou en provenance de celui-ci. Les cotisations obligatoires versées par les membres du personnel s’élèvent à 7,4 % de leur salaire de base, tandis que celles versées par la BCE se montent à 20,7 %.

Les moins-values de rajustement sur l’obligation au titre des prestations définies ont résulté en 2025 des ajustements liés à l’expérience reflétant la différence entre les hypothèses actuarielles formulées dans le rapport de l’année précédente et les chiffres effectifs. Les pertes qui en découlent ont été partiellement compensées par des plus-values de rajustement, dues principalement à la hausse du taux d’actualisation utilisé pour la valorisation actuarielle, de 3,6 % en 2024 à 3,9 % en 2025.

Le coût des services passés comptabilisé en 2024 concernait les cotisants actuels et les retraités et résulte d’une modification des règles régissant les plans de retraite de la BCE introduite en 2024, en vertu de laquelle l’augmentation annuelle des retraites s’alignera sur les ajustements généraux des salaires pour les membres du personnel de la BCE à compter de 2025.

La juste valeur des actifs du fonds au titre des prestations définies concernant les membres du personnel a enregistré les variations suivantes :

(en millions d’euros)

2025

2024

Juste valeur des actifs du fonds en début d’exercice

2 253

1 983

Produits d’intérêts des actifs du fonds

83

69

Plus-values de rajustement

166

104

Cotisations versées par l’employeur

88

81

Cotisations versées par les participants au fonds

40

38

Prestations servies

(26)

(21)

Juste valeur des actifs du fonds à la clôture de l’exercice

2 604

2 253

Les plus-values de rajustement sur les actifs du fonds enregistrées en 2025 s’expliquent par le rendement réel des actifs du fonds, qui a été plus élevé que le produit d’intérêts estimé des actifs du fonds, calculé à partir du taux d’actualisation de 3,6 % utilisé pour la valorisation actuarielle en 2024.

Les résultats des rajustements ont enregistré les variations suivantes :

(en millions d’euros)

2025

2024

Plus-values de rajustement en début d’exercice

416

238

Plus-values sur les actifs du fonds

166

104

Plus-values/(moins-values) sur l’obligation

(11)

77

(Plus-values)/moins-values comptabilisées au compte de résultat

14

(2)

Plus-values de rajustement figurant sous la rubrique « Comptes de réévaluation »

585

416

Compte de résultat
Les montants enregistrés dans le compte de résultat sont les suivants :

(en millions d’euros)

2025

2024

Personnel

Directoire
et conseil

Total

Personnel

Directoire
et conseil

Total

Coût des services rendus au cours de l’exercice

128

2

130

121

3

123

Coût des services passés

0

0

0

119

1

120

Intérêts nets sur le passif net au titre des prestations définies

16

1

18

16

1

17

- Coût financier

99

1

101

85

1

86

- Produits d’intérêts des actifs du fonds

(83)

-

(83)

(69)

-

(69)

Rajustement (plus-values)/moins-values sur les autres prestations à long terme

14

0

14

(2)

0

(2)

Total inclus dans le poste « Frais de personnel »

159

3

162

253

5

258

Note : Les montants relatifs au directoire et au conseil de surveillance prudentielle figurent dans les colonnes « Directoire et conseil ».

Les montants comptabilisés au compte de résultat pour le coût des services rendus au cours de l’exercice, le coût financier et les produits d’intérêts des actifs du fonds sont estimés à partir des hypothèses utilisées l’année précédente. En 2024, le taux d’actualisation employé pour la valorisation actuarielle était de 3,6 %, contre 3,4 % en 2023. Les soldes et le taux d’actualisation plus élevés ont entraîné une augmentation du coût financier et des produits d’intérêts des actifs du fonds. Le coût des services rendus au cours de l’exercice a légèrement augmenté en 2025, principalement en raison de la modification des règles régissant les régimes de retraite de la BCE en 2024.

Le coût des services passés résultant de cette modification a été intégralement comptabilisé au compte de résultat pour 2024, l’année au cours de laquelle la décision de modification a été prise.

Principales hypothèses
Pour effectuer les valorisations dont il est fait état dans cette note, les actuaires indépendants ont utilisé des hypothèses approuvées par le directoire aux fins de comptabilisation et d’information financière. Les principales hypothèses retenues pour le calcul des engagements au titre des avantages postérieurs à l’emploi et des autres prestations à long terme sont présentées ci-après :

(%)

2025

2024

Taux d’actualisation

3,90

3,60

Rendement attendu sur les parts des membres dans le fonds1

4,90

4,60

Hausses générales futures des salaires2

2,00

2,00

Augmentations futures des retraites3

2,00

2,00

1) Ces hypothèses ont été utilisées pour calculer la part de l’obligation de la BCE au titre des prestations définies, qui est financée par des actifs assortis d’une garantie en capital sous-jacente.
2) En outre, une provision est constituée pour les hausses futures de salaires, atteignant jusqu’à 1,8 % par an, en fonction de l’âge des participants au plan de retraite.
3) En vertu des règles régissant le plan de retraite de la BCE, les retraites seront augmentées annuellement. En 2024, ces règles ont été modifiées afin d’aligner l’augmentation annuelle des retraites sur les ajustements généraux des salaires pour les membres du personnel de la BCE à partir de 2025. Avant cette modification, l’augmentation annuelle des retraites était également liée à l’ajustement général des salaires, mais elle était soumise à des conditions supplémentaires.

Note 13 – Provisions

Note 13.1 – Autres provisions

Au 31 décembre 2025, cette rubrique comprenait des provisions pour frais de gestion s’élevant à 84 millions d’euros (72 millions d’euros en 2024).

Note 14 – Comptes de réévaluation

Cette rubrique représente principalement les soldes de réévaluation provenant des plus-values latentes sur les actifs, les passifs et les instruments de hors bilan (cf. « Actifs et passifs en or et devises », « Titres », « Constatation des résultats » et « Instruments de hors bilan » à la section 2.3 « Règles et méthodes comptables »)[55]. Elle comprend également le rajustement du passif net au titre des prestations définies concernant les avantages postérieurs à l’emploi (cf. « Avantages postérieurs à l’emploi et autres prestations à long terme » à la section 2.3 « Règles et méthodes comptables » et note 12.3 « Divers »).

Les comptes de réévaluation étaient les suivants :

(en millions d’euros)

2025

2024

Variation

Or

55 957

37 097

18 860

Devises

6 042

12 819

(6 777)

- Dollars des États-Unis

6 042

12 717

(6 675)

- Renminbis

-

30

(30)

- DTS

-

72

(72)

- Autres

-

0

(0)

Titres et autres instruments

484

320

164

Engagement net au titre des avantages postérieurs à l’emploi

585

416

169

Total

63 068

50 653

12 415

Les comptes de réévaluation ont augmenté en 2025, en raison essentiellement de la hausse du cours de marché de l’or, exprimé en euros. Cette progression a été partiellement contrebalancée par une diminution des comptes de réévaluation liée aux taux de change, principalement du fait de la dépréciation du dollar vis-à-vis de l’euro.

Les taux de change utilisés pour la réévaluation de fin d’exercice des principales devises et de l’or étaient les suivants :

Taux de change

2025

2024

Dollar pour 1 euro

1,1750

1,0389

Yens pour 1 euro

184,09

163,06

Renminbis pour 1 euro

8,2262

7,5833

Euro pour 1 DTS

1,1656

1,2544

Euros par once d’or fin

3 669,106

2 511,069

Note 15 – Capital et réserves

Note 15.1 – Capital

Clé de répartition du capital de la BCE
En vertu de l’article 29 des statuts du SEBC, les pondérations attribuées aux BCN des États membres de l’UE dans la clé de répartition pour la souscription au capital de la BCE sont déterminées en fonction de la part de chacun des États membres concernés dans la population totale et dans le produit intérieur brut de l’UE, à proportion égale. Ces pondérations sont ajustées tous les cinq ans et chaque fois que le nombre de BCN contribuant au capital de la BCE varie.

Capital de la BCE
La clé de répartition du capital s’applique au capital souscrit de la BCE, qui s’élève à 10 825 millions d’euros, afin de déterminer la part du capital souscrit de chaque BCN.

Les BCN de la zone euro ont entièrement libéré leur part dans le capital souscrit, tandis que les BCN n’appartenant pas à la zone euro ont libéré 3,75 % de leur part à titre de participation aux coûts de fonctionnement de la BCE. Les BCN hors zone euro n’ont aucun droit sur les bénéfices distribuables de la BCE et ne sont pas tenues de couvrir les pertes de la BCE.

Aucune variation n’a été enregistrée en 2025. Le tableau suivant montre la clé de répartition du capital, du capital souscrit et du capital libéré :

Depuis le 1er janvier 2024

Clé de répartition du capital (en %)

Capital souscrit
(en millions d’euros)

Capital libéré
(en millions d’euros)

Banque nationale de Belgique (Belgique)

3,0005

325

325

Deutsche Bundesbank (Allemagne)

21,7749

2 357

2 357

Eesti Pank (Estonie)

0,2437

26

26

Central Bank of Ireland / Banc Ceannais na hÉireann (Irlande)

1,7811

193

193

Banque de Grèce (Grèce)

1,8474

200

200

Banco de España (Espagne)

9,6690

1 047

1 047

Banque de France (France)

16,3575

1 771

1 771

Hrvatska narodna banka (Croatie)

0,6329

69

69

Banca d’Italia (Italie)

13,0993

1 418

1 418

Central Bank of Cyprus (Chypre)

0,1802

20

20

Latvijas Banka (Lettonie)

0,3169

34

34

Lietuvos bankas (Lituanie)

0,4826

52

52

Banque centrale du Luxembourg (Luxembourg)

0,2976

32

32

Central Bank of Malta / Bank Ċentrali ta’ Malta (Malte)

0,1053

11

11

De Nederlandsche Bank (Pays-Bas)

4,8306

523

523

Oesterreichische Nationalbank (Autriche)

2,4175

262

262

Banco de Portugal (Portugal)

1,9014

206

206

Banka Slovenije (Slovénie)

0,4041

44

44

Národná banka Slovenska (Slovaquie)

0,9403

102

102

Suomen Pankki – Finlands Bank (Finlande)

1,4853

161

161

Sous-total pour les BCN de la zone euro

81,7681

8 851

8 851

Българска народна банка
(Banque nationale de Bulgarie) (Bulgarie)

0,9783

106

4

Česká národní banka (République tchèque)

1,9623

212

8

Danmarks Nationalbank (Danemark)

1,7797

193

7

Magyar Nemzeti Bank (Hongrie)

1,5819

171

6

Narodowy Bank Polski (Pologne)

6,0968

660

25

Banca Naţională a României (Roumanie)

2,8888

313

12

Sveriges Riksbank (Suède)

2,9441

319

12

Sous-total pour les BCN hors zone euro

18,2319

1 974

74

Total

100,0000

10 825

8 925

Note 16 – Report à nouveau déficitaire

Au 31 décembre 2025, cette rubrique s’élevait à 9 210 millions d’euros (1 266 millions d’euros en 2024). Elle comprenait la perte de la BCE pour 2023 et 2024, qui, à la suite d’une décision du Conseil des gouverneurs, avait été reportée au bilan de la BCE pour compensation par les bénéfices futurs.

2.5 Instruments de hors bilan

Note 17 – Programmes de prêts de titres

Pour la gestion de ses fonds propres, la BCE a conclu un accord relatif à un programme de prêts de titres aux termes duquel des établissements spécialisés sont chargés de conduire des opérations de prêt de titres pour le compte de la BCE. Conformément aux décisions du Conseil des gouverneurs, la BCE a aussi mis à disposition, à des fins de prêt, les titres détenus à des fins de politique monétaire[56].

Selon les garanties reçues, les opérations de prêt de titres sont comptabilisées dans a) les comptes hors bilan lorsqu’elles sont effectuées contre remise de garanties en titres ou b) les comptes de bilan lorsqu’elles sont assorties de nantissements en espèces qui ne seraient toujours pas placés à la fin de l’année (cf. note 8 « Autres engagements en euros envers des établissements de crédit de la zone euro » et note 10 « Engagements en euros envers des non-résidents de la zone euro »).

La valeur de marché des titres prêtés et des garanties correspondantes était la suivante :

(en millions d’euros)

2025

2024

Titres prêtés contre une garantie sous forme de titres1

(27 727)

(37 393)

dont concernant des titres détenus à des fins de politique monétaire

(19 387)

(28 585)

Titres prêtés contre une garantie en espèces

(650)

(4 273)

dont concernant des titres détenus à des fins de politique monétaire

(650)

(4 273)

Valeur de marché des titres prêtés

(28 377)

(41 666)

Garanties sous forme de titres1

28 972

38 970

dont concernant des titres détenus à des fins de politique monétaire

20 144

29 761

Garanties en espèces2

677

4 450

dont concernant des titres détenus à des fins de politique monétaire

677

4 450

Valeur de marché des garanties

29 649

43 420

1) Ce montant est comptabilisé dans les comptes hors bilan.
2) Ce montant est comptabilisé dans les comptes de bilan sous les rubriques « Autres engagements en euros envers des établissements de crédit de la zone euro » et « Engagements en euros envers des non-résidents de la zone euro ».

Note 18 – Contrats à terme de taux d’intérêt

Des opérations à terme sur taux d’intérêt libellées en devises ont été effectuées dans le cadre de la gestion des réserves de change de la BCE. L’encours des transactions suivantes, converti aux taux de change relevés en fin d’année, s’élevait à :

(en millions d’euros)

2025
Montant du contrat

2024
Montant du contrat

Variation

Contrats à terme
sur taux d’intérêt libellés en devises

Achats

880

382

498

Ventes

105

734

(629)

Note 19 – Opérations à terme sur titres

Les opérations à terme sur titres ont été conduites dans le cadre de la gestion des réserves de change de la BCE. L’encours des transactions suivantes, converti aux taux de change relevés en fin d’année, s’élevait à :

(en millions d’euros)

2025

2024

Variation

Opérations à terme sur titres

Achats

1 248

-

1 248

Ventes

51

-

51

Note 20 – Opérations de swap de change et de change à terme

Gestion des réserves de change
Des opérations de swap de change et de change à terme ont été effectuées dans le cadre de la gestion des réserves de change de la BCE. Les encours des créances et engagements résultant de ces opérations, convertis aux taux de change relevés en fin d’année, étaient les suivants en fin d’exercice :

(en millions d’euros)

2025

2024

Variation

Opérations de swap de change et de change à terme

Créances

2 102

2 873

(771)

Engagements

2 038

2 742

(704)

Accords de swap à des fins d’apport de liquidité
La BCE fait partie d’un réseau de lignes de swap et a mis en place des dispositifs d’échange réciproque de devises avec la Banque du Canada, la Banque du Japon, la Banque nationale suisse, la Banque d’Angleterre et le Système de réserve fédérale des États-Unis. Elle dispose également d’une ligne de swap réciproque avec la Banque populaire de Chine. Ces accords de swap permettent a) d’approvisionner les banques de la zone euro en liquidité dans les devises de ces banques centrales ; ou b) d’apporter des liquidités en euros aux établissements financiers dans les juridictions de ces banques centrales. En outre, des accords de swap sont en place avec la Banque nationale du Danemark (Danmarks Nationalbank) et la Banque de Suède (Sveriges Riksbank) pour l’apport de liquidité en euros aux établissements financiers de leurs juridictions. Ces dispositifs visent à éviter que des tensions sur les marchés de financement internationaux n’entravent l’efficacité de la transmission de la politique monétaire dans la zone euro[57].

Des créances et des engagements libellés en dollars dont la date d’échéance se situe en 2026 ont résulté de la fourniture de liquidité en dollars aux contreparties de l’Eurosystème (cf. note 10 « Engagements en euros envers des non-résidents de la zone euro »).

Note 21 – Gestion des opérations d’emprunt et de prêt

La BCE agit en qualité d’agent fiscal pour la Commission européenne pour la gestion des activités d’emprunt et de prêt de l’UE[58]. En 2025, la BCE était chargée de la gestion des comptes et du traitement des paiements relatifs aux programmes de l’UE suivants :

Activités d’emprunt et de prêt de l’UE

Le mécanisme de soutien financier à moyen terme (MTFA)

Le mécanisme européen de stabilisation financière (MESF)

La convention de prêt au bénéfice de la Grèce

L’instrument européen de soutien temporaire à l’atténuation des risques de chômage en situation d’urgence (SURE)

Le programme Next Generation EU (NGEU)

Le mécanisme de coopération pour les prêts à l’Ukraine (ULCM)

La facilité pour l’Ukraine

L’assistance macrofinancière (AMF)

La facilité pour les réformes et la croissance en faveur des Balkans occidentaux

En outre, la BCE agit en qualité d’organisme payeur pour le compte de la Commission européenne dans le cadre du service d’émission de l’UE.

2.6 Annexe au compte de résultat

Note 22 – Produits nets/(charges nettes) d’intérêts

Les charges nettes d’intérêts étaient les suivantes :

(en millions d’euros)

2025

2024

Variation

Réserves de change

2 089

2 537

(448)

Titres détenus à des fins de politique monétaire

3 814

3 850

(36)

Prêts de titres détenus à des fins de politique monétaire

17

32

(15)

Créances relatives à la répartition des billets en euros au sein de l’Eurosystème

2 900

5 232

(2 332)

Soldes TARGET dus par les BCN

29 896

54 542

(24 645)

Fonds propres

611

703

(92)

Autres

1

3

(2)

Total des produits d’intérêts

39 328

66 898

(27 569)

Réserves de change

(0)

(0)

(0)

Prêts de titres détenus à des fins de politique monétaire1

(26)

(137)

111

Rémunération des créances des BCN au titre des avoirs de réserve transférés

(790)

(1 448)

659

Soldes TARGET dus aux BCN

(37 603)

(70 216)

32 613

Dépôts acceptés par la BCE en sa qualité d’agent fiscal

(601)

(1 219)

618

Autres

(488)

(861)

374

Total des charges d’intérêts

(39 507)

(73 881)

34 374

Charges nettes d’intérêts

(178)

(6 983)

6 805

1) Ce poste inclut les charges d’intérêts sur les espèces reçues en garantie.

Note 22.1 – Produits nets d’intérêts au titre des réserves de change

Les produits nets d’intérêts au titre des réserves de change de la BCE, ventilés par type d’instrument, sont présentés ci-dessous :

(en millions d’euros)

2025

2024

Variation

Comptes courants

55

85

(30)

Dépôts sur le marché monétaire

123

149

(26)

Opérations de mise en pension

(0)

(0)

(0)

Opérations de prise en pension

229

225

4

Titres

1 591

1 936

(345)

Opérations de swap et à terme en devises

90

142

(51)

Produits nets d’intérêts au titre des réserves de change

2 089

2 537

(449)

Les produits nets d’intérêts au titre des réserves de change de la BCE, ventilés par devise, sont présentés ci-dessous :

(en millions d’euros)

2025

2024

Variation

Dollars des États-Unis

1 961

2 434

(472)

Yens

64

9

56

Renminbis

9

12

(3)

DTS

53

83

(29)

Autres

0

0

(0)

Produits nets d’intérêts au titre des réserves de change

2 089

2 537

(449)

Note 22.2 – Produits d’intérêt au titre des créances relatives à la répartition des billets en euros au sein de l’Eurosystème

En 2025, les produits d’intérêts de la BCE liés à sa part de 8 % de la valeur totale des billets en euros en circulation (cf. « Billets en circulation » à la section 2.3 « Règles et méthodes comptables » et note 5.1 « Créances relatives à la répartition des billets en euros au sein de l’Eurosystème ») s’élevaient à 2 900 millions d’euros (5 232 millions d’euros en 2024). La diminution est due à la baisse du taux de rémunération moyen (2,3 % en 2025, 4,1 % en 2024), résultant principalement de l’abaissement des taux d’intérêt directeurs de la BCE en 2025 et, dans une moindre mesure, de l’application du taux de la facilité de dépôt comme taux de rémunération à la place du taux des opérations principales de refinancement (cf. « Questions diverses » à la section 2.3 « Règles et méthodes comptables »).

Note 22.3 – Rémunération des créances des BCN au titre des avoirs de réserve transférés

En 2025, les charges de rémunération résultant des créances des BCN de la zone euro au titre des réserves de change transférées à la BCE (cf. note 11.1 « Dettes au titre des avoirs de réserve transférés ») se sont élevées à 790 millions d’euros (1 448 millions d’euros en 2024). La diminution est due à la baisse du taux de rémunération moyen (2,3 % en 2025, 4,1 % en 2024), après ajustement pour tenir compte de la non-rémunération de la composante en or, résultant principalement de l’abaissement des taux d’intérêt directeurs de la BCE en 2025 et, dans une moindre mesure, de l’application du taux de la facilité de dépôt comme base de rémunération à la place du taux des opérations principales de refinancement (cf. « Questions diverses » à la section 2.3 « Règles et méthodes comptables »).

Note 22.4 – Produits nets d’intérêts issus des titres détenus à des fins de politique monétaire

Les produits nets d’intérêts issus des titres détenus à des fins de politique monétaire se présentent comme suit :

(en millions d’euros)

2025

2024

Variation

SMP1

15

24

(9)

APP

CBPP3

159

178

(20)

ABSPP

137

419

(281)

PSPP – Titres des administrations/agences publiques

2 022

2 022

(0)

Total pour l’APP

2 318

2 619

(301)

PEPP

PEPP – Obligations sécurisées

6

6

0

PEPP – Titres des administrations/agences publiques

1 475

1 201

274

Total pour le PEPP

1 481

1 206

275

Produits nets d’intérêts issus des titres détenus à des fins de politique monétaire

3 814

3 850

(36)

1) Les produits nets d’intérêts provenant des avoirs de la BCE en obligations souveraines grecques acquises dans le cadre du programme SMP se sont élevés à 14 millions d’euros (18 millions en 2024).

Note 22.5 – Charges nettes d’intérêts au titre des soldes TARGET dus par les/aux BCN

Les charges nettes d’intérêts au titre des soldes TARGET dus par les/aux BCN se présentent comme suit :

(en millions d’euros)

2025

2024

Variation

Produits d’intérêts au titre des soldes TARGET dus par les BCN

29 896

54 542

(24 645)

- BCN de la zone euro

29 896

54 542

(24 645)

Charges d’intérêts au titre des soldes TARGET dus aux BCN

(37 603)

(70 216)

32 613

- BCN de la zone euro

(37 586)

(70 150)

32 564

- BCN n’appartenant pas à la zone euro

(17)

(66)

49

Charges nettes d’intérêts au titre des soldes TARGET dus par les/aux BCN

(7 706)

(15 674)

7 968

La diminution est essentiellement due à la baisse du taux de rémunération moyen (2,3 % en 2025, 4,1 % en 2024), résultant principalement de l’abaissement des taux d’intérêt directeurs de la BCE en 2025 et, dans une moindre mesure, de l’application du taux de la facilité de dépôt comme taux de rémunération à la place du taux des opérations principales de refinancement (cf. « Questions diverses » à la section 2.3 « Règles et méthodes comptables »). Le recul des soldes TARGET, principalement dû à l’arrivée à échéance des titres détenus à des fins de politique monétaire, a également joué un rôle.

Note 23 – Plus-values/(moins-values) réalisées sur opérations financières

Les plus/moins-values réalisées sur les opérations financières ont été les suivantes :

(en millions d’euros)

2025

2024

Variation

Plus-values/(moins-values) nettes réalisées

45

(53)

98

Plus-values nettes réalisées sur les avoirs de réserve et l’or

905

36

869

Plus-values/(moins-values) nettes réalisées sur opérations financières

950

(17)

967

Le résultat net réalisé comprend les plus-values et moins-values réalisées sur les titres et les contrats à terme de taux d’intérêt. Les plus-values nettes réalisées en 2025 ont principalement résulté des plus-values réalisées sur les cessions de titres libellés en dollars dont le prix de marché a augmenté en raison d’une baisse des rendements correspondants.

Les plus-values nettes réalisées sur les avoirs de réserve en 2025 sont essentiellement imputables au rééquilibrage standard de la composition des réserves de change de la BCE effectué au premier trimestre 2025 en vue de son alignement sur l’allocation cible. La BCE a cédé une petite partie de ses avoirs en dollars et a réinvesti la totalité du produit de ces ventes en yens japonais.

Les plus-values et moins-values réalisées sur les opérations financières, ventilées par devise et par trimestre, sont présentées ci-dessous :

(en millions d’euros)

2025

2024

T1

T2

T3

T4

Total

T1

T2

T3

T4

Total

Plus-values/(moins-values) nettes réalisées

Dollars des États-Unis

11

29

39

17

97

(10)

(23)

38

(13)

(8)

Yens

(8)

(4)

(7)

(5)

(23)

(0)

(2)

(0)

(2)

(4)

Renminbis

1

0

1

1

4

1

1

3

1

7

Euros

(26)

(2)

(2)

(1)

(32)

(27)

(11)

(3)

(6)

(48)

Sous-total

(22)

23

31

12

45

(36)

(35)

38

(20)

(53)

Plus-values/(moins-values) nettes réalisées sur les avoirs de réserve et l’or

Dollars des États-Unis

909

0

0

0

909

(0)

(0)

0

37

37

Yens

0

(0)

(0)

(8)

(8)

(0)

(0)

(0)

(0)

(1)

Renminbis

0

0

0

(0)

(0)

0

(0)

(0)

(0)

(0)

Autres

5

0

(1)

(0)

4

0

0

0

0

0

Sous-total

914

(0)

(1)

(8)

905

(0)

(0)

0

36

36

Total

892

23

30

4

950

(36)

(35)

38

17

(17)

Note 24 – Réductions de valeur sur actifs financiers et positions financières

Les réductions de valeur sur actifs financiers et positions financières ont été les suivantes :

(en millions d’euros)

2025

2024

Variation

Moins-values latentes sur titres

(130)

(187)

57

Moins-values latentes de change

(1 316)

(81)

(1 235)

Réductions de valeur sur actifs financiers et positions financières

(1 446)

(269)

(1 178)

La valeur de marché de certains titres, détenus principalement dans le portefeuille de fonds propres et le portefeuille en yens, a diminué, parallèlement à l’augmentation des rendements correspondants en 2025, ce qui a entraîné des moins-values latentes en fin d’exercice.

Les moins-values latentes de change ont concerné l’ensemble des avoirs de change de la BCE, à l’exception des avoirs en dollars, les avoirs en yens ayant contribué à hauteur de 1 229 millions d’euros. Le coût d’acquisition moyen de ces avoirs a été ajusté au taux de change de fin d’exercice 2025, à la suite de la dépréciation de ces devises vis-à-vis de l’euro, à un niveau inférieur à leur coût moyen.

Note 25 – Produits/(charges) nets de commissions

Les produits nets de commissions sont présentés ci-dessous :

(en millions d’euros)

2025

2024

Variation

Commissions (produits)

719

697

22

Commissions (charges)

(19)

(22)

3

Produits nets de commissions

700

674

26

Les produits figurant dans cette rubrique proviennent essentiellement des redevances de surveillance prudentielle. Les charges comprennent principalement des droits de garde.

Produits et charges liés aux missions de surveillance prudentielle
Les produits liés aux missions de surveillance prudentielle sont les suivants :

(en millions d’euros)

2025

2024

Variation

Produit des redevances de surveillance prudentielle

690

681

9

- Revenu tiré des redevances prudentielles liées aux entités importantes ou groupes importants

659

651

8

- Revenu tiré des redevances prudentielles liées aux entités moins importantes ou groupes moins importants

31

29

2

Sanctions administratives imposées

29

16

13

Recettes liées aux missions de supervision bancaire

718

696

22

Les produits liés à la supervision bancaire comprennent principalement le revenu provenant des redevances de surveillance prudentielle perçues annuellement auprès des entités supervisées en vue de couvrir les dépenses annuelles engagées par la BCE dans le cadre de ses missions de surveillance prudentielle.

Les dépenses liées à la supervision bancaire résultent de la surveillance directe des entités importantes, du suivi de la surveillance des entités moins importantes ainsi que de l’exécution de tâches horizontales et de la fourniture de services spécialisés. Elles sont constituées des charges directes supportées par la fonction de surveillance prudentielle de la BCE et des dépenses pertinentes liées aux unités de soutien nécessaires à l’accomplissement des fonctions prudentielles, notamment dans les domaines suivants : locaux et équipements ; ressources humaines ; informatique ; services juridiques, d’audit et administratifs partagés ; communication et traduction ; et autres activités.

Les dépenses annuelles réelles liées aux missions de surveillance prudentielle de la BCE ont augmenté en raison des tests de résistance bisannuels menés à l’échelle de l’UE en 2025[59], du nouveau mandat introduit par le règlement sur la résilience opérationnelle numérique (Digital Operational Resilience Act, DORA)[60] et de la poursuite des investissements dans les systèmes informatiques consacrés à la supervision bancaire.

Afin de déterminer le montant des redevances à payer par les entités supervisées, les dépenses annuelles réelles sont ajustées compte tenu des montants remboursés à des banques individuelles ou reçus de celles-ci pour des périodes de redevance antérieures et d’autres ajustements, notamment en fonction des intérêts reçus pour délai de paiement[61]. Étant donné un ajustement lié aux intérêts reçus pour délai de paiement et les montants nets remboursés à des banques individuelles pour des périodes de redevance antérieures, le montant annuel des redevances de surveillance prudentielle à prélever sur les entités soumises à la surveillance prudentielle pour la période de redevance 2025 s’est élevé à 690 millions d’euros (cf. note 6.4 « Produits à recevoir et charges payées d’avance »). Ce montant est presque égal aux dépenses annuelles réelles[62]. Les redevances de surveillance prudentielle seront facturées au deuxième trimestre 2026[63].

La BCE est également habilitée à imposer des sanctions administratives aux entités soumises à la surveillance prudentielle en cas de manquement aux obligations applicables selon le droit bancaire de l’UE en matière d’exigences prudentielles (y compris les décisions prudentielles de la BCE). Les recettes qui en découlent ne sont pas prises en compte dans le calcul des redevances de surveillance prudentielle annuelles, pas plus que le remboursement de ces sanctions en cas de modification ou d’annulation de décisions antérieures. Ces montants sont enregistrés dans le compte de résultat de la BCE.

Note 26 – Produits des instruments de capitaux propres et des titres de participation

Les produits des instruments de capitaux propres et des titres de participation se sont élevés à 14 millions d’euros en 2025 (1 million d’euros en 2024). Le total inclut les dividendes reçus au titre des fonds négociés en Bourse (ETF) détenus dans le portefeuille de fonds propres de la BCE et des actions de la BRI détenues par la BCE (cf. note 6.2 « Autres actifs financiers »).

Note 27 – Autres produits

Les autres produits divers se sont établis à 135 millions d’euros en 2025 (119 millions d’euros en 2024). La hausse est principalement attribuable aux contributions des BCN participantes aux coûts engagés par la BCE en lien avec les projets et les services du SEBC.

Note 28 – Frais de personnel

Les frais de personnel se répartissaient de la façon suivante :

(en millions d’euros)

2025

2024

Variation

Traitements et indemnités

619

560

59

Cotisations au régime d’assurance maladie

29

26

2

Avantages postérieurs à l’emploi et autres prestations à long terme

162

258

(96)

Frais de personnel

809

844

(34)

Le nombre moyen d’employés exprimé en équivalent temps plein[64] s’est établi à 4 388 en 2025 (4 297 en 2024), dont 388 à des postes de direction (386 en 2024).

Les coûts relatifs aux avantages postérieurs à l’emploi et aux autres prestations à long terme ont été moins élevés en 2025, principalement parce qu’une charge ponctuelle pour services passés résultant d’une modification des règles régissant les régimes de retraite de la BCE a été comptabilisée en 2024. Conformément aux règles comptables de la BCE en matière de retraites, cette charge a été intégralement portée au compte de résultat pour 2024, lorsque la décision a été prise. Les traitements et indemnités ont augmenté en 2025 en fonction de la hausse prévue des effectifs moyens de la BCE et des ajustements réguliers des salaires.

Rémunération des membres du directoire et du conseil de surveillance prudentielle
Les membres du directoire et les membres du conseil de surveillance prudentielle employés par la BCE perçoivent un traitement de base et une indemnité de résidence (15 % du traitement de base). En ce qui concerne la présidente, un logement est mis à sa disposition, à la place de l’indemnité de résidence. Les membres du directoire et la présidente du conseil de surveillance prudentielle perçoivent aussi une indemnité pour frais de représentation[65]. Conformément aux conditions d’emploi du personnel de la Banque centrale européenne[66], les membres des deux organes peuvent avoir droit à des allocations de foyer, pour enfant à charge, scolaires ou autres, en fonction de leur situation individuelle. Les traitements sont soumis à l’impôt communautaire ainsi qu’à des déductions au titre des cotisations aux régimes de retraite, d’assurance maladie, de soins de longue durée et accidents. Les indemnités et allocations ne sont ni imposables ni soumises à retenue pour pension.

En 2025, les traitements de base versés aux membres du directoire et aux membres du conseil de surveillance prudentielle employés par la BCE (c’est-à-dire à l’exclusion des représentants des autorités de surveillance nationales) ont été les suivants[67] :

(en euros)

2025

2024

Total directoire

2 320 416

2 197 332

Christine Lagarde (présidente)

492 204

466 092

Luis de Guindos (vice-président)

421 908

399 528

Piero Cipollone (membre du directoire)

351 576

332 928

Frank Elderson (membre du directoire)

351 576

332 928

Philip R. Lane (membre du directoire)

351 576

332 928

Isabel Schnabel (membre du directoire)

351 576

332 928

Total conseil de surveillance prudentielle (membres employés par la BCE)1

1 604 632

1 364 558

dont :

Claudia Buch (présidente du conseil de surveillance prudentielle)

351 576

332 928

Total

3 925 048

3 561 890

1) Le montant total inclut la rémunération de la présidente du conseil de surveillance prudentielle et des membres de la BCE. Frank Elderson ne perçoit aucune rémunération supplémentaire en tant que vice-président du conseil de surveillance prudentielle. Les montants totaux pour 2024 avaient été conditionnés par le laps de temps écoulé entre la fin et le début des mandats de deux membres du conseil de surveillance prudentielle et de leurs successeurs.

Les indemnités et allocations versées aux membres des deux organes et les cotisations aux régimes d’assurance maladie, soins de longue durée et accidents payées par la BCE en leur nom ont totalisé 1 320 276 euros (1 254 013 euros en 2024).

Des indemnités temporaires peuvent être versées aux anciens membres du directoire et du conseil de surveillance prudentielle pendant un certain temps après la fin de leur mandat. En 2025, ces versements, y compris les allocations correspondantes et les cotisations de la BCE aux régimes d’assurance maladie, soins de longue durée et accidents, ont augmenté à 1 039 478 euros (552 772 euros en 2024), car la plupart des membres des deux organes les ont reçus pour l’ensemble de l’année, alors qu’en 2024, certains ne les avaient perçus que pendant quelques mois.

Les versements liés aux retraites, y compris les indemnités postérieures à l’emploi, et les cotisations aux régimes d’assurance maladie, de soins de longue durée et accidents versées aux anciens membres des deux organes et à leurs ayants droit se sont établies à 2 005 333 euros (2 185 215 euros en 2024)[68]. En 2025, comme en 2024, ce montant comprenait un versement forfaitaire en faveur d’un ancien membre lors de son départ en lieu et place des futurs paiements de retraite.

Note 29 – Charges administratives

Les charges administratives se répartissaient de la façon suivante :

(en millions d’euros)

2025

2024

Variation

Loyers, entretien des locaux et services collectifs

62

57

5

Dépenses liées au personnel

69

74

(5)

Frais liés aux services informatiques

170

153

17

Services externes

142

162

(20)

Autres charges

73

67

6

Charges administratives

516

513

4

La légère augmentation des charges administratives en 2025 résulte principalement d’une hausse des dépenses consacrées aux services et projets informatiques (« frais liés aux technologies de l’information »). La baisse des « Services externes » s’explique principalement par un recul des dépenses liées aux services de conseil financier et aux autres services de conseil, ainsi que par une réaffectation des coûts aux frais liés aux technologies de l’information, étant donné l’évolution des modèles de services dans ce domaine.

Note 30 – Charges de production des billets

En 2025, ces dépenses se sont élevées à 8 millions d’euros (9 millions d’euros en 2024). Elles ont principalement eu trait aux coûts de transport transfrontière des billets en euros a) entre imprimeries et BCN pour la livraison des nouveaux billets, et b) entre BCN lorsqu’il s’agit de compenser les pénuries en faisant appel à des stocks excédentaires. Ces coûts sont supportés de façon centralisée par la BCE.

Note 31 – Transfert (vers)/depuis les provisions pour risques

La provision pour risques financiers (cf. « Provision pour risques financiers » à la section 2.3 « Règles et méthodes comptables ») a été intégralement libérée pour couvrir les pertes enregistrées en 2022 et 2023 résultant des expositions à ces risques. Cette provision est égale à zéro depuis fin 2023 vu qu’aucun transfert n’a été effectué vers elle au cours des années suivantes.

2.7 Événements postérieurs à la date de clôture du bilan

Note 32 – Adhésion de la Bulgarie à la zone euro

En vertu de la décision (UE) 2025/1407 du Conseil du 8 juillet 2025[69], prise conformément à l’article 140, paragraphe 2, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, la Bulgarie a adopté la monnaie unique le 1er janvier 2026. En application de l’article 48.1 des statuts du SEBC et des actes juridiques adoptés par le Conseil des gouverneurs le 31 décembre 2025[70], la Banque nationale de Bulgarie (Българска народна банка) a libéré, avec effet au 1er janvier 2026, un montant de 102 millions d’euros représentant le reliquat de sa contribution au capital de la BCE. Conformément à l’article 48.1, en liaison avec l’article 30.1 des statuts du SEBC, la Banque nationale de Bulgarie a transféré à la BCE des avoirs de réserve de change d’une valeur totale équivalente à 1 483 millions d’euros avec effet au 1er janvier 2026. Ces avoirs de réserve de change étaient constitués de dollars sous forme de numéraire (85 %) et d’or (15 %).

La Banque nationale de Bulgarie a reçu des créances correspondant à sa contribution au capital libéré et aux avoirs de réserve de change équivalentes aux montants transférés. Celles-ci doivent être traitées de la même façon que les créances existantes des autres BCN de la zone euro (cf. note 11.1 « Dettes au titre des avoirs de réserves transférés »).

2.8 États financiers 2021-2025

Bilan

Actif

(en millions d’euros)

2021

2022

2023

2024

2025

Avoirs et créances en or

26 121

27 689

30 419

40 895

59 754

Créances en devises sur des non-résidents de la zone euro

51 433

55 603

55 876

58 117

54 764

Créances sur le FMI

1 234

1 759

2 083

2 227

1 772

Comptes auprès de banques, titres, prêts et autres actifs en devises

50 199

53 844

53 793

55 890

52 992

Créances en devises sur des résidents de la zone euro

2 776

1 159

1 450

4 094

2 236

Créances en euros sur des non-résidents de la zone euro

3 070

-

-

-

-

Comptes auprès de banques, titres et prêts

3 070

-

-

-

-

Autres créances en euros sur des établissements de crédit de la zone euro

38

12

17

2

1

Titres en euros émis par des résidents de la zone euro

445 384

457 271

425 349

376 781

325 265

Titres détenus à des fins de politique monétaire

445 384

457 271

425 349

376 781

325 265

Créances intra-Eurosystème

123 551

125 763

125 378

127 067

129 563

Créances relatives à la répartition des billets en euros au sein de l’Eurosystème

123 551

125 763

125 378

127 067

129 563

Autres actifs

27 765

31 355

34 739

33 644

31 756

Immobilisations corporelles et incorporelles

1 189

1 105

1 023

971

1 055

Autres actifs financiers

21 152

21 213

22 172

22 781

23 211

Écarts de réévaluation sur instruments de hors bilan

620

783

552

681

273

Produits à recevoir et charges payées d’avance

4 055

7 815

10 905

9 158

7 108

Divers

749

438

88

53

110

Total de l’actif

680 140

698 853

673 229

640 600

603 339

Passif

(en millions d’euros)

2021

2022

2023

2024

2025

Billets en circulation

123 551

125 763

125 378

127 067

129 563

Autres engagements en euros envers des établissements de crédit de la zone euro

9 473

17 734

4 699

2 388

489

Engagements en euros envers d’autres résidents de la zone euro

7 604

63 863

20 622

24 554

26 022

Administrations publiques

3 200

48 520

143

73

74

Autres passifs

4 404

15 343

20 479

24 482

25 947

Engagements en euros envers des non-résidents de la zone euro

112 492

78 108

23 111

39 859

26 846

Engagements en devises envers des non-résidents de la zone euro

-

-

24

-

-

Dépôts, comptes et autres engagements

-

-

24

-

-

Engagements intra-Eurosystème

375 136

355 474

445 048

388 676

354 060

Dettes au titre des avoirs de réserve transférés

40 344

40 344

40 671

40 562

40 562

Engagements liés à TARGET (nets)

334 618

315 090

404 336

348 074

313 491

Autres engagements envers l’Eurosystème (nets)

174

41

40

40

8

Autres passifs

2 877

5 908

9 498

7 615

4 745

Écarts de réévaluation sur instruments de hors bilan

568

430

68

-

0

Charges à payer et produits constatés d’avance

32

3 915

8 030

6 288

3 661

Divers

2 277

1 562

1 401

1 327

1 084

Provisions

8 268

6 636

67

72

84

Provisions pour risques

8 194

6 566

-

-

-

Autres provisions

74

69

67

72

84

Comptes de réévaluation

32 277

36 487

37 099

50 653

63 068

Capital et réserves

8 270

8 880

8 948

8 925

8 925

Capital

8 270

8 880

8 948

8 925

8 925

Report à nouveau déficitaire

-

-

-

(1 266)

(9 210)

Bénéfice/(perte) de l’exercice

192

-

(1 266)

(7 944)

(1 254)

Total du passif

680 140

698 853

673 229

640 600

603 339

Note : Par souci de comparaison, la présentation du bilan pour les années 2021-2023 a été adaptée pour correspondre à celle introduite en 2024. En outre, étant donné que le poste « Bénéfice/(perte) de l’exercice » a été inscrit en tant que rubrique négative distincte au passif du bilan, les montants des postes « Total de l’actif » et « Total du passif » en 2023 ont été ajustés en conséquence. Pour plus de détails sur ces changements, cf. « Modifications de la présentation dans les états financiers » à la section 2.3 « Règles et méthodes comptables » des comptes annuels 2024 de la BCE.

Compte de résultat

(en millions d’euros)

2021

2022

2023

2024

2025

Produits nets/(charges nettes) d’intérêts

1 566

900

(7 193)

(6 983)

(178)

Intérêts et produits assimilés

1 575

12 314

63 723

66 898

39 328

Intérêts et charges assimilées

(9)

(11 414)

(70 916)

(73 881)

(39 507)

Résultat net sur opérations financières et réductions de valeur

(139)

(1 950)

(144)

(286)

(497)

Plus-values/(moins-values) réalisées sur opérations financières

(6)

(110)

(106)

(17)

950

Réductions de valeur sur actifs financiers et positions financières

(133)

(1 840)

(38)

(269)

(1 446)

Produits/(charges) nets de commissions

559

585

650

674

700

Produits des instruments de capitaux propres et des titres de participation

2

1

1

1

14

Autres produits

56

61

72

119

135

Frais de personnel

(674)

(652)

(676)

(844)

(809)

Charges administratives

(444)

(460)

(481)

(513)

(516)

Amortissement des immobilisations corporelles et incorporelles

(108)

(103)

(106)

(104)

(94)

Charges de production des billets

(13)

(9)

(9)

(9)

(8)

Autres charges

(5)

-

-

-

-

Bénéfice/(perte) avant le transfert (vers)/depuis les provisions pour risques

802

(1 627)

(7 886)

(7 944)

(1 254)

Transfert (vers)/depuis les provisions pour risques

(610)

1 627

6 620

-

-

Bénéfice/(perte) de l’exercice

192

-

(1 266)

(7 944)

(1 254)

Répartition des bénéfices

192

-

-

-

-

Note : Par souci de comparaison, la présentation du compte de résultat pour les années 2021-2023 a été adaptée pour correspondre à celle introduite en 2024. En outre, les montants figurant dans les rubriques « Intérêts et produits assimilés » et « Intérêts et charges assimilées » ont été retraités conformément à la logique de compensation des produits d’intérêts et des charges d’intérêt appliquée à partir de 2024. Pour plus de détails sur ces changements, cf. « Modifications de la présentation dans les états financiers » à la section 2.3 « Règles et méthodes comptables » des comptes annuels 2024 de la BCE.

3 Rapport du commissaire aux comptes indépendant

À la présidente et au Conseil des gouverneurs
de la Banque centrale européenne
Francfort-sur-le-Main

Rapport sur l’audit des états financiers de la BCE pour l’exercice 2025

Opinion

Nous avons vérifié, pour l’exercice clos le 31 décembre 2025, les états financiers de la Banque centrale européenne (BCE), qui figurent dans ses comptes annuels et comprennent son bilan, son compte de résultat ainsi qu’un résumé des règles et méthodes comptables significatives et d’autres notes explicatives.

À notre avis, les états financiers ci-joints sont réguliers et sincères et donnent une image fidèle de la situation financière de la BCE au 31 décembre 2025 et des résultats de l’exercice financier s’achevant à cette date, conformément aux règles et méthodes comptables établies par le Conseil des gouverneurs et définies dans la décision (UE) 2024/2938 de la Banque centrale européenne du 14 novembre 2024 concernant les comptes annuels de la Banque centrale européenne (BCE/2024/32), qui s’appuie sur l’orientation (UE) 2024/2941 de la Banque centrale européenne du 14 novembre 2024 sur le cadre juridique des procédures comptables et d’information financière dans le Système européen de banques centrales (BCE/2024/31).

Fondement de l’opinion

Nous avons effectué l’audit conformément aux normes internationales (ISA) de la profession. Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces normes sont plus amplement décrites dans la section « Responsabilités de l’auditeur pour l’audit des états financiers » du présent rapport. Nous sommes indépendants de la BCE conformément aux règles de déontologie en vigueur en Allemagne s’appliquant à l’audit des états financiers, qui respectent le Code de déontologie des professionnels comptables du Conseil des normes internationales de déontologie comptable (le « Code de l’IESBA ») et nous nous sommes acquittés des autres responsabilités déontologiques qui nous incombent selon ces règles. Nous estimons que les éléments probants que nous avons obtenus sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion d’audit.

Informations supplémentaires

Le directoire de la BCE (le « directoire ») est responsable des informations supplémentaires incluses dans les comptes annuels de la BCE. Ces informations recouvrent toutes les informations comprises dans les comptes annuels de la BCE, à l’exception des états financiers de la BCE et du présent rapport.

Notre opinion sur les états financiers ne couvre pas les informations supplémentaires et nous n’exprimons aucune conclusion attestée à leur sujet.

La responsabilité qui nous incombe dans le cadre de l’audit des états financiers est de lire les informations supplémentaires et, ainsi, de déterminer si elles sont fondamentalement incompatibles avec les états financiers ou les connaissances que nous avons acquises au cours de l’audit ou si elles semblent foncièrement erronées.

Responsabilités du directoire de la BCE et des responsables de la gouvernance pour les états financiers

Le directoire est responsable de la préparation et de la présentation impartiale des états financiers, conformément aux principes établis par le Conseil des gouverneurs, qui sont définis dans la décision (UE) 2024/2938 de la Banque centrale européenne du 14 novembre 2024 concernant les comptes annuels de la Banque centrale européenne (BCE/2024/32), qui s’appuie sur l’orientation (UE) 2024/2941 de la Banque centrale européenne. du 14 novembre 2024 sur le cadre juridique des procédures comptables et d’information financière dans le Système européen de banques centrales (BCE/2024/31), ainsi que du contrôle interne qu’il juge nécessaire pour permettre la préparation d’états financiers ne comportant pas d’anomalies significatives, qu’elles proviennent d’une fraude ou d’une erreur.

Lors de la préparation des états financiers, la responsabilité du directoire recouvre l’évaluation de la capacité de la BCE à poursuivre son activité, en dévoilant, selon que de besoin, des éléments relatifs à la continuité de l’exploitation et en appliquant le principe comptable de continuité d’exploitation.

Il incombe aux responsables de la gouvernance de surveiller le processus d’information financière de la BCE.

Responsabilités de l’auditeur pour l’audit des états financiers

Nos objectifs sont d’obtenir l’assurance raisonnable que les états financiers pris dans leur ensemble sont exempts d’anomalies significatives, que celles-ci résultent de fraudes ou d’erreurs, et de délivrer un rapport de l’auditeur contenant notre opinion. L’assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d’assurance, qui ne garantit toutefois pas qu’un audit réalisé conformément aux normes ISA permettra toujours de détecter toute anomalie significative qui pourrait exister. Les anomalies peuvent résulter de fraudes ou d’erreurs et elles sont considérées comme significatives lorsqu’il est raisonnable de s’attendre à ce que, individuellement ou collectivement, elles puissent influer sur les décisions économiques que les utilisateurs des états financiers prennent en se fondant sur ceux-ci.

Dans le cadre d’un audit réalisé conformément aux normes ISA, nous exerçons notre jugement professionnel et faisons preuve d’esprit critique tout au long de la préparation et de la réalisation de cet audit. En outre :

  • Nous détectons et évaluons les risques que les états financiers comportent des anomalies significatives, que celles-ci résultent de fraudes ou d’erreurs, concevons et mettons en œuvre des procédures d’audit en réponse à ces risques, et réunissons des éléments probants suffisants et appropriés pour fonder notre opinion. Le risque de non-détection d’une anomalie significative résultant d’une fraude est plus élevé que le risque de non-détection d’une anomalie significative résultant d’une erreur, car la fraude peut impliquer la collusion, la falsification, les omissions volontaires, les fausses déclarations ou le contournement du contrôle interne.
  • Nous acquérons une compréhension des éléments du contrôle interne pertinents pour l’audit afin de concevoir des procédures d’audit appropriées aux circonstances, et non dans le but d’exprimer une opinion sur l’efficacité du contrôle interne de l’entité.
  • Nous apprécions le caractère approprié des méthodes comptables retenues et le caractère raisonnable des estimations comptables faites par le directoire, de même que des informations y afférentes fournies par ce dernier.
  • Nous tirons une conclusion quant au caractère approprié de l’utilisation par le directoire du principe comptable de continuité d’exploitation et, selon les éléments probants obtenus, quant à l’existence ou non d’une incertitude significative liée à des événements ou situations susceptibles de jeter un doute important sur la capacité de l’entité à poursuivre son exploitation. Si nous concluons à l’existence d’une incertitude significative, nous sommes tenus d’attirer l’attention des lecteurs de notre rapport sur les informations fournies dans les états financiers au sujet de cette incertitude ou, si ces informations ne sont pas adéquates, d’exprimer une opinion modifiée. Nos conclusions s’appuient sur les éléments probants obtenus jusqu’à la date de notre rapport.
  • Nous évaluons la présentation d’ensemble, la forme et le contenu des états financiers, y compris les informations fournies dans les notes, et apprécions si les états financiers représentent les opérations et événements sous-jacents d’une manière propre à donner une image fidèle.

Nous sommes tenus de communiquer aux responsables de la gouvernance, notamment, l’étendue et le calendrier prévus des travaux d’audit et nos constatations importantes, y compris toute déficience importante du contrôle interne que nous aurions relevée au cours de notre audit.

Francfort-sur-le-Main, 17 février 2026

Forvis Mazars GmbH & Co. KG
Wirtschaftsprüfungsgesellschaft
Steuerberatungsgesellschaft


Markus Morfeld
Wirtschaftsprüfer




Christina Fernholz
Wirtschaftsprüferin

4 Annexe relative à la répartition des bénéfices/couverture des pertes

Cette annexe ne fait pas partie des états financiers de la BCE pour l’année 2025.

Conformément à l’article 33 des statuts du SEBC, le bénéfice net de la BCE doit être transféré dans l’ordre suivant :

  1. un montant à déterminer par le Conseil des gouverneurs, qui ne peut dépasser 20 % du bénéfice net, doit être transféré au fonds de réserve générale dans la limite de 100 % du capital ;
  2. le bénéfice net restant doit être distribué aux détenteurs de parts de la BCE proportionnellement aux parts qu’ils ont libérées[71].

Si la BCE enregistre une perte, celle-ci est couverte par le fonds de réserve générale de la BCE et, si nécessaire, après décision du Conseil des gouverneurs, par le revenu monétaire de l’exercice financier concerné au prorata et jusqu’à concurrence des montants alloués aux BCN, conformément à l’article 32.5 des statuts du SEBC[72].

La perte de la BCE en 2025 s’est élevée à 1 254 millions d’euros, contre une perte de 7 944 millions d’euros en 2024. Le Conseil des gouverneurs a décidé de reporter cette perte au bilan de la BCE pour compensation par les bénéfices futurs.

© Banque centrale européenne, 2026

Adresse postale 60640 Francfort-sur-le-Main, Allemagne
Téléphone +49 69 1344 0
Site internet www.ecb.europa.eu

Tous droits réservés. La reproduction à des fins pédagogiques et non commerciales est autorisée en citant la source.

Veuillez consulter le glossaire de la BCE pour toute question terminologique.

HTML ISBN 978-92-899-7559-9, ISSN 2443-4779, doi :10.2866/7254760, QB-01-25-291-FR-Q


  1. En raison des écarts d’arrondis, la somme des chiffres indiqués dans ce document peut ne pas être égale aux totaux fournis tandis que les pourcentages sont susceptibles de ne pas correspondre précisément aux valeurs absolues.

  2. Les « états financiers » comprennent le bilan, le compte de résultat, un résumé des règles et méthodes comptables significatives et d’autres notes explicatives. Les « comptes annuels » englobent les états financiers, le rapport de gestion, le rapport du commissaire aux comptes indépendant et l’annexe relative à la répartition des bénéfices/couverture des pertes. Des informations supplémentaires sur le processus de production et d’approbation des états financiers sont disponibles sur le site internet de la BCE.

  3. Pour la définition des « fonds propres nets » utilisée lors de l’élaboration des comptes annuels de la BCE, cf. section 1.3.2 « Fonds propres nets ».

  4. En 2025, l’Eurosystème comptait 20 BCN. Le 8 juillet 2025, le Conseil de l’Union européenne a formellement approuvé l’adoption de l’euro par la Bulgarie le 1er janvier 2026. L’arrivée de la Banque nationale de Bulgarie (Българска народна банка) à cette date a porté le nombre de BCN de l’Eurosystème à 21.

  5. Version consolidée du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (JO C 202 du 7.6.2016, p. 1), telle que modifiée. La version consolidée non officielle du texte, avec la liste des modifications, est également disponible.

  6. Protocole (no 4) sur les statuts du Système européen de banques centrales et de la Banque centrale européenne (JO C 202 du 7.6.2016, p. 230). Le Système européen de banques centrales (SEBC) comprend la BCE et les BCN des 27 États membres de l’UE.

  7. Conformément à la mise en œuvre décentralisée de la politique monétaire, les instruments enregistrés aux bilans des BCN sous les postes « Concours en euros à des établissements de crédit de la zone euro liés aux opérations de politique monétaire » et « Engagements en euros envers des établissements de crédit de la zone euro liés aux opérations de politique monétaire » sont utilisés de manière décentralisée uniquement par les BCN. Des informations supplémentaires sur les instruments de politique monétaire de l’Eurosystème sont disponibles sur le site internet de la BCE.

  8. Des informations supplémentaires sur les prêts de titres sont disponibles sur le site internet de la BCE.

  9. Des informations supplémentaires sur les accords de swap de devises sont disponibles sur le site internet de la BCE.

  10. Des informations supplémentaires sur les opérations d’apport de liquidité en euros de l’Eurosystème contre remise de garanties éligibles sont disponibles sur le site internet de la BCE. Les accords de pension également décrits sur le site sont exploités par les BCN et n’ont donc aucune incidence sur les états financiers de la BCE.

  11. Des informations supplémentaires sur les services TARGET sont disponibles sur le site internet de la BCE.

  12. Les systèmes exogènes sont des infrastructures de marchés financiers auxquelles le Conseil des gouverneurs donne accès à la composante TARGET-BCE, à condition qu’ils remplissent les conditions définies dans la décision (UE) 2022/911 de la Banque centrale européenne du 19 avril 2022 relative aux modalités de TARGET-BCE et abrogeant la décision BCE/2007/7 (BCE/2022/22) (JO L 163 du 17.6.2022, p. 1), telle que modifiée. La version consolidée non officielle du texte, avec la liste des modifications, est aussi disponible. Des informations supplémentaires sur les systèmes exogènes sont disponibles sur le site internet de la BCE.

  13. L’APP comprend le troisième programme d’achats d’obligations sécurisées (CBPP3), le programme d’achats de titres adossés à des actifs (ABSPP), le programme d’achats de titres du secteur public (PSPP) et le programme d’achats de titres du secteur des entreprises (CSPP). La BCE n’a pas acquis de titres en vertu du CSPP. Toutes les catégories d’actifs éligibles à l’achat dans le cadre de l’APP l’étaient également dans le cadre du PEPP. Des informations supplémentaires sur le programme d’achats d’actifs et le programme d’achats d’urgence face à la pandémie sont disponibles sur le site internet de la BCE.

  14. De plus amples informations sur le profil des échéances du programme d’achats d’actifs et du programme d’achats d’urgence face à la pandémie sont disponibles sur le site internet de la BCE.

  15. Les avoirs en devises de la BCE comprennent les actifs inscrits au bilan dans les rubriques « Créances en devises sur des non-résidents de la zone euro – Comptes auprès de banques, titres, prêts et autres actifs en devises » et « Créances en devises sur des résidents de la zone euro ».

  16. L’encours du portefeuille de fonds propres ne correspond pas nécessairement à la somme du capital libéré, du fonds de réserve générale et de la provision pour risques financiers. Cela s’explique principalement par le réinvestissement des produits générés par le portefeuille, la valorisation des titres aux prix du marché, et les mouvements spécifiques dans le fonds de réserve générale et la provision pour risques financiers.

  17. Définie comme la somme des positions directes en obligations vertes et des positions dans le fonds EUR BISIP G2 en pourcentage de la composante revenu fixe du portefeuille de fonds propres.

  18. Conformément aux recommandations du Groupe de travail sur la communication financière liée au climat, la BCE établira chaque année des déclarations financières en matière de climat concernant ses portefeuilles de fonds propres et de fonds de pension. Les déclarations pour 2024 ont été publiées sur le site internet de la BCE en juin 2025. La publication des déclarations relatives à 2025 est prévue en juin 2026.

  19. Les indices de référence « accord de Paris » visent un alignement sur l’objectif de l’accord de Paris de limiter l’augmentation des températures moyennes mondiales à 1,5 °C.

  20. Règlement (UE) 2021/1119 du Parlement européen et du Conseil du 30 juin 2021 établissant le cadre pour parvenir à la neutralité climatique et modifiant les règlements (CE) n° 401/2009 et (UE) 2018/1999 (« loi européenne sur le climat ») (JO L 243 du 9.7.2021, p. 1).

  21. Les dépenses engagées par la BCE pour l’accomplissement de ses missions de surveillance prudentielle sont recouvrées grâce aux redevances annuelles perçues auprès des entités soumises à la supervision. Des informations supplémentaires sur les redevances prudentielles sont disponibles sur le site internet de la BCE consacré à la supervision bancaire.

  22. En vertu de l’article 21 des statuts du SEBC, la BCE peut agir en qualité d’agent fiscal pour le compte des institutions, organes, bureaux ou agences de l’Union, administrations centrales, autorités locales, régionales ou autres autorités publiques, autres organismes ou entreprises publics des États membres.

  23. Dans cette section, les « Comptes de réévaluation » comprennent les plus-values de réévaluation totales sur les avoirs en or, en devises et en titres et autres instruments, à l’exclusion du compte de réévaluation relatif aux avantages postérieurs à l’emploi.

  24. Cette définition des fonds propres est utilisée à la seule fin d’établir les comptes annuels de la BCE.

  25. Le 13 mars 2024, le Conseil des gouverneurs a décidé d’apporter des modifications au cadre opérationnel pour la mise en œuvre de la politique monétaire. Dans le même contexte, le Conseil des gouverneurs a également décidé qu’à compter du 1er janvier 2025, le taux d’intérêt appliqué à la facilité de dépôt proposée par l’Eurosystème servirait de base pour la rémunération a) des créances relatives à la répartition des billets en euros au sein de l’Eurosystème, b) des soldes TARGET dus par les/aux BCN et c) des dettes au titre des avoirs de réserve transférés.

  26. Conformément à la section 1.3.2 « Fonds propres nets », les « Comptes de réévaluation » comprennent les plus-values de réévaluation totales sur les avoirs en or, en devises et en titres et autres instruments, à l’exclusion du compte de réévaluation relatif aux avantages postérieurs à l’emploi.

  27. Le revenu provenant des redevances de surveillance prudentielle est inclus dans les « Autres produits et charges » (graphique 13).

  28. L’ES est défini comme la perte moyenne, pondérée par les probabilités, qui survient dans le pire des scénarios (100-p) %, où p correspond au niveau de confiance.

  29. Des informations supplémentaires sur l’approche de modélisation des risques sont disponibles dans la publication intitulée « The financial risk management of the Eurosystem’s monetary policy operations », BCE, juillet 2015.

  30. Les résultats de ce test de résistance pour les obligations d’entreprise sont intégrés dans les informations liées au climat concernant les avoirs en obligations d’entreprise des BCN de la zone euro au titre du CSPP et du PEPP, dont la publication annuelle par la BCE a commencé en mars 2023. Pour de plus amples détails, cf. Climate-related financial disclosures of the Eurosystem’s corporate sector holdings for monetary policy purposes, BCE, mars 2023.
    Les résultats qualitatifs globaux de ce test de résistance ont aussi été publiés dans le Bulletin économique de la BCE. Cf. Résultats du test de résistance au risque climatique du bilan de l’Eurosystème en 2022, Bulletin économique, no 2/2023, BCE.

  31. Les résultats du test de résistance au risque climatique 2024 ont été publiés dans le document intitulé Climate-related financial disclosures of Eurosystem assets held for monetary policy purposes and of the ECB’s foreign reserves, BCE, juin 2025.

  32. Le risque opérationnel, qui recouvre tous les risques non financiers, est défini comme le risque de répercussions négatives pour la BCE, en termes d’activité, d’image ou de finances, résultant de personnes, de la mise en œuvre inadéquate ou du défaut de mise en œuvre de la gouvernance interne et de processus opérationnels, de la défaillance de systèmes sur lesquels sont basés les processus ou d’événements extérieurs (comme des catastrophes naturelles ou des attaques extérieures).

  33. Des informations supplémentaires sur la structure de gouvernance de la BCE sont disponibles sur le site internet de la BCE.

  34. La gestion du risque de mauvaise conduite reçoit une attention croissante dans le secteur public et les grandes entreprises, en complément de la gestion des risques financiers et opérationnels. Pour la BCE, elle peut être définie comme l’exposition de l’établissement au préjudice de réputation, mais également à d’autres types de préjudices, financiers notamment, portant atteinte à ses intérêts, résultant d’actions commises intentionnellement ou par négligence par ses responsables de haut niveau, ses employés ou ses sous-traitants et ne respectant pas ses règles juridiques, d’éthique professionnelle et d’intégrité et/ou ses normes de bonne gouvernance ou de bonne administration.

  35. Les règles et méthodes comptables de la BCE sont exposées de manière détaillée dans la décision (UE) 2024/2938 de la Banque centrale européenne du 14 novembre 2024 concernant les comptes annuels de la Banque centrale européenne (BCE/2024/32) (JO L, 2024/2938 du 11.12.2024).
    Pour garantir l’harmonisation des procédures comptables et d’information financière régissant les opérations de l’Eurosystème, la décision s’appuie sur l’orientation (UE) 2024/2941 de la Banque centrale européenne du 14 novembre 2024 concernant le cadre juridique des procédures comptables et d’information financière dans le Système européen de banques centrales (BCE/2024/31) (JO L, 2024/2941 du 11.12.2024).
    Ces règles et méthodes comptables, qui sont revues et mises à jour régulièrement lorsque cela est jugé nécessaire, sont conformes aux dispositions de l’article 26.4 des statuts du Système européen de banques centrales (SEBC), qui imposent la normalisation des règles relatives aux procédures comptables et d’information financière régissant les opérations de l’Eurosystème.

  36. Un seuil minimum de 100 000 euros s’applique aux charges et provisions d’exploitation.

  37. Un contrat de location est classé en contrat de location-financement s’il transfère au preneur la quasi-totalité des risques et avantages inhérents à la propriété de l’actif sous-jacent. Dans le cas contraire, il est classé en contrat de location simple.

  38. Cette rente est incluse dans l’obligation au titre des prestations définies à compter de cette date.

  39. Au 31 décembre 2025, les BCN hors zone euro participant à TARGET étaient les suivantes : Banque nationale de Bulgarie (Българска народна банка), Banque nationale du Danemark (Danmarks Nationalbank), Banque nationale de Pologne (Narodowy Bank Polski) et Banque nationale de Roumanie (Banca Naţională a României).

  40. Décision de la Banque centrale européenne du 13 décembre 2010 relative à l’émission des billets en euros (BCE/2010/29) (2011/67/UE) (JO L 35 du 9.2.2011, p. 26), telle que modifiée. La version consolidée non officielle du texte, avec la liste des modifications, est également disponible.

  41. La « clé de répartition des billets en euros » désigne les pourcentages résultant de la prise en compte de la part de la BCE dans le total des billets en euros émis et de l’application à la part des BCN dans ce total d’une clé de répartition identique à celle du capital souscrit.

  42. Décision (UE) 2016/2248 de la Banque centrale européenne du 3 novembre 2016 concernant la répartition du revenu monétaire des banques centrales nationales des États membres dont la monnaie est l’euro (BCE/2016/36) (JO L 347 du 20.12.2016, p. 26), telle que modifiée. La version consolidée non officielle du texte, avec la liste des modifications, est également disponible.

  43. Depuis fin 2023, cette provision est égale à zéro, car elle a été intégralement libérée pour couvrir les pertes de la BCE survenues en 2022 et 2023.

  44. Décision (UE) 2015/298 de la Banque centrale européenne du 15 décembre 2014 concernant la distribution provisoire du revenu de la BCE (BCE/2014/57) (JO L 53 du 25.2.2015, p. 24), telle que modifiée. La version consolidée non officielle du texte, avec la liste des modifications, est également disponible.

  45. Cf. communiqué de presse du 13 mars 2024 ayant trait aux décisions prises par le Conseil des gouverneurs.

  46. Avoirs diminués des engagements libellés dans la devise correspondante qui font l’objet d’une réévaluation du cours de change. Ces avoirs sont compris dans les rubriques « Créances en devises sur des non-résidents de la zone euro », « Créances en devises sur des résidents de la zone euro », « Produits à recevoir et charges payées d’avance », « Écarts de réévaluation sur instruments de hors bilan » (au passif) et « Charges à payer et produits constatés d’avance », et prennent également en compte les opérations de change à terme et de swap de change figurant dans les rubriques de hors bilan. Les plus-values sur les instruments financiers libellés en devises provenant des réévaluations ne sont pas prises en compte.

  47. Des informations supplémentaires sur le programme d’achats d’actifs sont disponibles sur le site internet de la BCE.

  48. Des informations supplémentaires sur le programme d’achats d’urgence face à la pandémie sont disponibles sur le site internet de la BCE.

  49. Les valeurs de marché sont données à titre indicatif et sont calculées à partir des cotations du marché. Lorsque ces cotations ne sont pas disponibles, les prix du marché sont estimés à partir des modèles internes de l’Eurosystème.

  50. À l’exception des actions reçues par une BCN de l’Eurosystème en 2024 à la suite d’une restructuration d’entreprise, qui ont été comptabilisées à la valeur de marché. Ces titres ont été vendus en 2025.

  51. Des informations supplémentaires sur les redevances de surveillance prudentielle sont disponibles sur le site internet de la BCE consacré à la supervision bancaire.

  52. Les opérations de prêt de titres qui ne donnent pas lieu à des garanties en espèces non investies en fin d’exercice sont comptabilisées dans les comptes hors bilan (cf. note 17 « Programmes de prêts de titres »).

  53. Les systèmes exogènes sont des infrastructures de marchés financiers auxquelles le Conseil des gouverneurs donne accès à la composante TARGET-BCE, à condition qu’ils remplissent les conditions définies dans la décision (UE) 2022/911 de la Banque centrale européenne du 19 avril 2022 relative aux modalités de TARGET-BCE et abrogeant la décision BCE/2007/7 (BCE/2022/22) (JO L 163 du 17.6.2022, p. 1), telle que modifiée. La version consolidée non officielle du texte, avec la liste des modifications, est également disponible. En fonction de l’entité qui en assure la gestion, les systèmes exogènes sont considérés soit résidents de la zone euro (cf. note 9.2 « Autres passifs »), soit non-résidents de la zone euro (cf. note 10 « Engagements en euros envers des non-résidents de la zone euro »). Des informations supplémentaires sur les systèmes exogènes sont disponibles sur le site internet de la BCE.

  54. Le régime à prestations définies n’intègre que les cotisations obligatoires versées par la BCE et les employés. Les membres du personnel ont effectué des versements supplémentaires, sur une base volontaire, dans un fonds à cotisations définies, qui se sont élevés en 2025 à 296 millions d’euros (266 millions d’euros en 2024). Ces contributions sont investies dans les actifs du fonds et donnent lieu à une obligation correspondante de valeur égale.

  55. Les moins-values latentes qui excèdent, à la fin de l’exercice, les gains de réévaluation précédemment enregistrés dans le compte de réévaluation correspondant sont comptabilisées comme des réductions de valeur au compte de résultat (cf. note 24 « Réductions de valeur sur actifs financiers et positions financières »).

  56. Des informations supplémentaires sur les prêts de titres sont disponibles sur le site internet de la BCE.

  57. Des informations supplémentaires sur les accords de swap à des fins d’apport de liquidité de la BCE sont disponibles sur le site internet de la BCE. Les accords de pension également décrits sur ce site sont exploités par les BCN de la zone euro et ne sont donc pas pris en considération dans les comptes annuels de la BCE.

  58. En vertu de l’article 21 des statuts du SEBC, la BCE peut agir en qualité d’agent fiscal pour le compte des institutions, organes, bureaux ou agences de l’Union, administrations centrales, autorités locales, régionales ou autres autorités publiques, autres organismes ou entreprises publics des États membres.

  59. Des informations supplémentaires sur les tests de résistance sont disponibles sur le site internet de la BCE consacré à la supervision bancaire.

  60. Règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) no 1060/2009, (UE) no 648/2012, (UE) no 600/2014, (UE) no 909/2014 et (UE) 2016/1011 (JO L 333 du 27.12.2022, p. 1).

  61. Cf. l’article 5, paragraphe 3, du règlement (UE) nº 1163/2014 de la Banque centrale européenne du 22 octobre 2014 sur les redevances de surveillance prudentielle (BCE/2014/41) (JO L 311 du 31.10.2014, p. 23), tel que modifié. La version consolidée non officielle du texte, avec la liste des modifications, est également disponible.

  62. La décision de la BCE concernant le montant total des redevances annuelles de surveillance prudentielle pour 2025 sera adoptée puis publiée à la mi-mars 2026.

  63. Des informations supplémentaires sur les redevances de surveillance prudentielle sont disponibles sur le site internet de la BCE consacré à la supervision bancaire.

  64. L’équivalent temps plein est une unité équivalente à un employé travaillant à plein temps pendant un an. Les titulaires d’un contrat à durée indéterminée, à durée déterminée et à court terme ainsi que les participants au Graduate Programme de la BCE sont inclus en proportion de leurs heures travaillées. Les employés en congé de maternité ou en congé de longue durée sont également inclus, mais pas le personnel en congé sans solde.

  65. L’indemnité pour frais de représentation s’élève à 21 % du traitement de base pour la présidente, à 12 % pour le vice-président, à 9 % pour les autres membres du directoire et à 12 % pour la présidente du conseil de surveillance prudentielle.

  66. Les conditions d’emploi du personnel de la Banque centrale européenne (anglais) sont disponibles sur le site internet de la BCE.

  67. Il s’agit de montants bruts, c’est-à-dire avant déduction de l’impôt communautaire.

  68. Ces versements liés aux retraites ont réduit l’obligation au titre des prestations définies incluse au bilan. Pour le montant net imputé au compte de résultat en ce qui concerne le régime de retraite des membres actuels du directoire et du conseil de surveillance prudentielle employés par la BCE, cf. note 12.3 « Divers ».

  69. Décision (UE) 2025/1407 du Conseil du 8 juillet 2025 portant adoption par la Bulgarie de l’euro au 1er janvier 2026 (JO L, 2025/1407, 14.7.2025).

  70. Décision (UE) 2026/115 de la Banque centrale européenne du 31 décembre 2025 concernant la libération du capital, le transfert d’avoirs de réserve de change ainsi que la contribution aux réserves et aux provisions de la Banque centrale européenne par la Българска народна банка (Banque nationale de Bulgarie) (BCE/2025/44) (OJ L, 2026/115, 15.1.2026) ; Accord entre la Българска народна банка (Banque nationale de Bulgarie) et la Banque centrale européenne concernant la créance reçue par la Българска народна банка (Banque nationale de Bulgarie) de la Banque centrale européenne en vertu de l’article 30.3 des statuts du Système européen de banques centrales et de la Banque centrale européenne (JO C, C/2026/497, 22.1.2026).

  71. Les BCN hors zone euro n’ont aucun droit sur les bénéfices distribuables de la BCE et ne sont pas tenues de couvrir les pertes de la BCE.

  72. L’article 32.5 des statuts du SEBC précise que la somme des revenus monétaires des BCN doit être répartie entre elles proportionnellement à leurs parts libérées dans le capital de la BCE.